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Arrestation de Meng Wanzhou: un an de crise entre Pékin et Ottawa

L’arrestation de la directrice financière du chinois Huawei Meng Wanzhou, le 1er décembre 2018 à l’aéroport de Vancouver à la demande des Etats-Unis, a déclenché une crise sans précédent entre la Chine et le Canada.

Voici les temps forts de cette saga:

22 août 2018: un tribunal de New York lance un mandat d’arrêt contre Meng Wanzhou, N.2 du géant chinois des télécoms Huawei. La justice américaine l’accuse d’avoir contourné les sanctions américaines visant l’Iran et demande son extradition.

1er décembre 2018: Meng Wanzhou est arrêtée par la police canadienne lors d’une escale à l’aéroport de Vancouver (ouest). Cette arrestation sera rendue publique le 5. L’ambassade chinoise au Canada demande sa libération immédiate.

6 décembre: le Premier ministre canadien Justin Trudeau assure qu’il n’y a eu aucune « intervention politique » d’Ottawa, réaffirme l’indépendance du système judiciaire.

8 décembre: la Chine menace le Canada de « graves conséquences » si Mme Meng n’est pas libérée rapidement.

10 décembre: la Chine arrête deux Canadiens, un ancien diplomate, Michael Kovrig, et un homme d’affaires, Michael Spavor. Pékin assure que ces arrestations ne sont pas liées à l’affaire Meng Wanzhou.

11 décembre: Mme Meng est remise en liberté sous caution. Elle devra résider dans l’une des deux luxueuses maisons qu’elle possède à Vancouver, et porter un bracelet électronique à la cheville. Donald Trump affirme lors d’une interview, qu’il pourrait intervenir dans ce dossier si cela peut servir les intérêts des Etats-Unis dans les négociations commerciales avec la Chine.

21 décembre: Ottawa dénonce la « détention arbitraire » des deux Canadiens par la Chine et réclame leur libération immédiate. Ils sont détenus dans des conditions difficiles, sans accès à un avocat, à l’isolement, lumières allumées jour et nuit, selon plusieurs proches.

26 janvier 2019: Justin Trudeau limoge l’ambassadeur du Canada en Chine, John McCallum. Ce dernier avait estimé quelques jours plus tôt, lors d’une interview, que Mme Meng avait un dossier solide pour contester son extradition, notamment après les propos de Donald Trump.

6 mars: Pékin invoque la présence d' »insectes dangereux » pour justifier son interdiction d’importer le colza canadien.

26 juin: la Chine suspend toutes les importations de viande canadienne suite à la découverte de faux certificats d’exportation.

6 novembre: la Chine annonce la reprise des importations canadiennes de viande mais continue d’exiger la libération de Meng Wanzhou.

13 janvier 2020: un juge canadien rejette une requête d’un groupe de journalistes qui demandait que les audiences d’extradition au tribunal de Vancouver soient retransmises en direct.


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