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Baffoe averti les opposants: «Toute personne qui arrivera se retournera aussitôt…»

Les autorités ont interdit la marche pacifique projetée par l’opposition ce mardi 23 octobre 2018 sur l’autoroute Fidel Castro.

Les opposants quand à eux comptent braver cette décision. Par conséquent, un dispositif sécuritaire important est posté dans tous les coins et recoins de la ville.

Les forces de l’ordre ne comptent pas se laisser faire. Elles se disent déterminées à appliquer le mot d’ordre de leur chef hiérarchique.


C’est ce qu’a affirmé le contrôleur général de la police, Ansoumane Camara (Baffoe), commandant des CMIS (compagnies mobiles des interventions et de sécurité).

Contacté , voici sa réaction: «L’opposition veut effectuer une marche qui est interdite par les autorités civiles. C’est une infraction à la loi et nous sommes chargés d’appliquer la loi. Nous n’allons jamais nous laisser faire. Toute personne qui arrivera, se retournera aussitôt. La force doit rester à la loi. De Hamdallaye jusqu’à Kagbélén, les anti-émeutes sont à tous les niveaux. Il y a un tampon à l’esplanade du stade du 28 septembre. Nous sommes présents ici pour interdire l’occupation du rond-point de la Tannerie. Tout regroupement tendant à effectuer une marche ou à empêcher la circulation, sera réprimé. Trop, c’est trop. On n’en a marre. Je suis un agent de maintien d’ordre depuis la deuxième République. Quand le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo était Premier ministre, chef du gouvernement, toutes dispositions étaient prises… Il n’aimait pas du tout l’anarchie, il a toujours œuvré pour le respect de l’autorité de l’Etat. Il a donné des instructions que nous avons appliquées à la lettre. Aujourd’hui, ceux sur qui il appliquait la loi sont aux commandes et lui il est de l’opposition… Sachant que la force doit rester à la loi, lui et ses militants veulent coûte que coûte braver l’autorité. Toutes les marches et tous les meetings se sont toujours terminés par le dialogue. Nous sommes recrutés et payés pour le maintien d’ordre public. A moins qu’ils nous tuent tous et détruits tous nos matériels, qu’ils pourront faire ce qu’ils veulent. Et pour le faire, il faut qu’ils viennent avec des blindés et des extra-terrestres qui sont formés et entretenus. Nous n’allons jamais nous laisser faire, celle ou celui qui viendra se retournera comme il ou elle est venue. Tous les effectifs de Conakry sont mobilisés, nous ne minimisons rien, ce sont les mêmes personnes et les mêmes moyens. C’est en fonction de l’agressivité ou le comportement de la foule que nous changerons de dispositif…».

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