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Boubacar Yacine Diallo présente « la Guinée en quête de rupture »

Le journaliste-écrivain, Boubacar Yacine Diallo, a procédé, mercredi à la dédicace de son 7ème ouvrage intitulé « La Guinée en quête de rupture ! », au centre culturel Franco-guinéen (CCFG), situé dans la commune de Kaloum à l’occasion des 72 heures du livre.

Dans cet ouvrage purement guinéen de 141 pages, le journaliste -écrivain, Boubacar Yacine Diallo recherche des réponses à une série de questionnements à travers soixante ans d’histoire politique de la Guinée.
« L’exception guinéenne, datée du 28 septembre 1958, avec son « Non » massif, jeté à la figure du plus illustre des français, le général Charles de Gaulle, au cours d’un référendum, tellement vantée par les Guinéens, était-elle une chance ou un handicap ? Un prétexte à refuser le changement en se repliant sur soi-même ou une bonne raison de monter la voie de l’avenir, de mettre en mouvement une société différente ? ».

« La Guinée en quête de rupture est une série de questionnement sur l’évolution politique de notre pays. Comme vous le savez, dans l’unité les Guinéens ont voté »Non », en 1958. Pour rêver d’une Guinée dans laquelle chacun de ses fils pourrait s’épanouir. Et, 60 ans après, il est vrai beaucoup de changements qui sont produits. Mais la rupture, elle-même, ne s’est pas totalement produite », a déclaré, Yacine Diallo. Et d’ajouter: « Donc, j’ai touché à quelques points qui me paraissent être des échecs. Il faut dire les choses par leurs noms. Et en relatant ces échecs, je propose également des solutions pour pouvoir les corriger. Parce que sinon tous les changements qui se sont produits pourraient ne pas avoir des résultats palpables. Par exemple depuis 60 ans, on parle encore de l’électricité, de l’eau. Si la rupture s’était produite depuis, je pense qu’aujourd’hui, on ne parlerait de ces questions-là ».

Il y a également la question de l’unité nationale, « c’est dans l’unité, qu’on a conduit notre pays à l’indépendance. Et les discours politiques comme aujourd’hui, chacun a tendance à se réfugier dans sa communauté pour se sentir en sécurité. Je pense, que cette tendance doit être également inversée », dénonce-t-il.


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