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Burkina: Le nouveau ministre de la Culture ne souhaite pas ‘’perdre le sens de la critique »

Le nouveau ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango, connu pour être acerbe à l’endroit des dirigeants, souhaite ne pas perdre son sens de la critique, a-t-il affirmé jeudi, à l’issue de la réunion de prise de contact des membres du nouveau gouvernement au palais présidentiel.«Il y a eu un temps pour moi de faire ce que je crois avoir bien fait. Aujourd’hui, la vie a voulu que je fasse autre chose», a déclaré M. Sango, à l’issue de la rencontre de prise de contact avec le président Roch Marc Kaboré.

Selon lui, même étant dans le gouvernement, il n’est pas question d’abandonner les vieilles habitudes surtout si celles-ci sont positivement appréciées.

«L’on m’a connu critique. Je souhaite ne pas perdre ce sens critique là. Si cela peut aider à faire avancer positivement les choses dans mon pays, je n’hésiterai pas», a ajouté le nouveau ministre.

Toutefois, Abdoul Karim Sango estime que les critiques qu’il formulera désormais doivent être abordées à ‘’l’interne ».

En ces premières heures après sa nomination, le nouveau ministre de la Culture a tenu à dire merci à son parti politique le PAREN (Parti pour la renaissance nationale), qui l’a proposé à ce poste.


En ce qui concerne la tâche qui l’attend, le nouveau ministre trouve qu’il est trop tôt de se prononcer là-dessus dans la mesure où il n’a pas encore reçu sa lettre de mission. «Nous aurons largement le temps de revenir plus largement sur ces questions», a-t-il dit.

Le gouvernement burkinabè vient de connaitre un remaniement marqué essentiellement par l’entrée de neuf nouveaux ministres et le départ de sept autres.

Dans le nouveau gouvernement dont la liste des membres a été rendue publique tard mercredi, certains anciens ministres ont vu leur champ d’action changé ou réduit.

C’est le cas du ministre Simon Compaoré qui conserve son statut de seul ministre d’Etat, avec cette fois-ci, l’ajout ‘’auprès de la Présidence ». Cependant, il perd le portefeuille de la Sécurité qui échoit désormais à Clément Sawadogo, précédemment ministre en charge de la Fonction publique.

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