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Can 2025 : Bantama Sow s’accroche à un nationalisme béat !

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Le ministre des sports n’est pas pour une co-organisation de la CAN.
“Le président de la fédération sénégalaise de football, qui souhaite la coorganisation de la CAN 2025 soit avec la Guinée ou d’autres pays, je l’ai écouté avec beaucoup de patriotisme, il a parlé en tant que patriote sénégalais. Il a raison, il doit profiter de ces grands événements pour réaliser des infrastructures, il a raison. Mais je dirais ici, je pense hein, pas à mon nom, mais au nom de tous les Guinéens, la Guinée ne veut pas juste organiser la fête ; la fête c’est un mois. La Guinée veut profiter de la CAN 2025 pour sortir des problèmes d’infrastructures. Donc nous allons profiter de la CAN 2025 pour réaliser nos infrastructures dans les plus grandes villes de notre pays. Cela veut dire, que la Guinée ne peut pas se camoufler derrière un autre pays, pour dire que nous allons juste organiser la fête. Nous voulons, des infrastructures sportives. Cela veut dire que, soit la Guinée n’est pas prête à organiser soit nous sommes prêts à organiser et nous l’assumerons. Ce sont des patriotes, nous sommes des patriotes, donc pas de coorganisation ; 2025 sera la Guinée ou la Guinée.” Ainsi parlait le


C’est un secret de polichinelle de dire que la Guinée a du chemin à parcourir pour réussir une Coupe d’Afrique des nations (CAN) à 24 équipes. La Guinée en l’état manque de tout pour tenir une compétition aussi importante. Au-delà du discours pompeux du ministre Bantama Sow dans lequel il tire un trait sur une coorganisation avec le Sénégal, la Guinée a besoin d’ôter ses loupes. Le pays pour gagner le pari de la CAN doit re (faire) ses aéroports, construire des routes modernes, des hôtels de haut standing dans les capitales régionales, chasser ses saletés qui lui collent à la peau, refaire son parc automobile, faire couler abondamment l’eau au robinet, discipliner la circulation et arrêter de fumer les déchets qui polluent la vie. Bref, la Guinée a besoin de gros moyens pour faire son image. Et avec ces échéances électorales qui s’approchent dans un pays où la politique domine tout, peut-on réaliser d’utile et d’agréable en seulement six ans ? Bien malin qui y répondra. Bantama Sow doit donc redescendre sur terre et passer au scanner la proposition sénégalaise. La Guinée, on le sait est un peuple fier, mais ne pas réussir une CAN -pourtant réussie ailleurs- serait souiller cette fierté.

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