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Condamnation d’opposants: « on ne se laissera pas faire », prévient le Front

La réaction du front pour la défense de la constitution (FNDC) ne s’est pas fait attendre après la condamnation ce mardi 7 mai 2019 à Kindia de plusieurs manifestants arrêtés alors qu’ils s’opposaient au projet de nouvelle constitution.

Le front annonce une réunion demain mercredi mais prévient d’ores et déjà qu’il ne se laissera pas faire. « C’est au mépris des textes qui gouvernent la République et au mépris même des textes qui encadrent l’appareil judicaire que ce magistrat et ce procureur ont agi. C’est pourquoi notre avocat maitre Salifou Béavogui n’a pas manqué de relever appel. Mais une réunion est prévue demain pour prendre des dispositions pratiques. Parce qu’on ne se laissera pas faire. On ne sera pas sous influence de certains magistrats qui agissent au mépris des textes de la République. Il est inadmissible qu’un citoyen qui agit dans le sens de protéger la Constitution puisse faire l’objet d’une condamnation dans une république », a réagi Sékou Koundouno, l’un des leaders du FNDC.


Le verdict est tombé du côté du tribunal de première instance de Kindia ! Les sept jeunes opposants au projet de troisième mandat pour le président Alpha Condé qui étaient jugés au TPI de Kindia ont été condamnés à trois mois d’emprisonnement ferme avec une amande de cinq cent mille francs chacun. Boubacar Barry, Thierno Mamadou Diallo, Mohamed Camara, Amadou Soumah, Mohamed Sylla, Mamadou Cellou Diallo et Mohamed Keïta étaient poursuivis pour entrave au droit de manifester et troubles à l’ordre public.

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