Société › Actualité

Dansa Kourouma : « Conakry est un véritable bidon ville »

L’urbanisation de la ville de Conakry, est de nos jours une problématique qui inquiété plus d’un guinéen. Les constructions ne répondent pas aux normes de l’urbanisation et de l’habitat. Chose qui occasionne beaucoup de problèmes notamment l’inondation. En cette saison pluvieuse,  beaucoup de Conakrykas voient leurs habitations transformées en marigot. Chose qui empêche certains citoyens de la capitale de dormir paisiblement. Les constructions se font de façon anarchique.

Dansa Kourouma dénonce la responsabilité de l’Etat dans cette affaire.

«  Aujourd’hui l’urbanisation de Conakry est très anarchique. Cette ville à l’image des autres villes ne répond aux critères d’une vraie capitale. Mais ce qu’il faut aussi dire c’est la responsabilité de l’État, il y’a aucun respect du code d’urbanisation, et la population aussi construit  chacun,  comme il veut », regrette le président du conseil des organisations de la société civile.

Cet état de fait se passe sous l’œil impuissant des autorités à tous les niveaux. Il faut dire que même la donation des parcelles est souvent pilotée par les chefs de quartier ou conseils communaux. Ce qui n’est pas sans conséquence.


« Cette mauvaise urbanisation a plusieurs conséquences. Cela entraîne  l’insécurité, l’insalubrité, et voir même les inondations. Donc, Conakry est un  véritable bidonville. Ce qui est difficile dans tout ça, il n’y a même pas des lieux de loisirs pour les jeunes, les bordures de mer sont toutes occupées par des particuliers. L’autorité qui est sensée de respecter et faire respecter la loi est la première à violer les principes. Il y’a des  hauts cadres qui construisent en bordure de mer, ce qui n’est pas normale »,  dénonce le président du CNOSC.

Pour pallier à cette situation et rendre la ville de Conakry plus attractive et reluisante, il faut «  que l’État organise les états généraux sur l’urbanisme en Guinée, et les codes votés dans la cadre du respect de la construction et de l’habitat dans tout le pays », propose Dansa Kourouma,  président du Conseil National de la Société Civile.

À LA UNE
Retour en haut