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Dubréka: de nombreux élèves s’évanouissent après une « vaccination »

Image d'illustration

Des  élèves se sont évanouis lors d’une campagne de distribution de médicaments, occasionnant une panique générale dans la ville.

Selon les  informations recueillis sur les lieux, la circulation a été perturbée pendant un bon moment dans la préfecture de Dubreka vers Grand moulin jusqu’à Tondon. Certains élèves qui ont pris ces médicaments  ont développé des réactions inhabituelles qui ont inquiété la communauté. « Certains se sont évanouis, d’autres ont eu une perte de connaissance. C’est ce qui a semé la panique », a confié à notre rédaction, un responsable locale.

Interrogé,le Directeur de l’agence nationale de la sécurité sanitaire (CNSS) a indiqué  qu’il ne s’agit pas d’une campagne de vaccination, mais plutôt d’une campagne de distribution de médicaments contre un parasite. « C’est une campagne de distribution de médicament contre un parasite qui entraine le sang dans les selles et parfois dans les urines. La région de Mamou,  la Haute Guinée, la Forêt ont reçu l’année dernière, c’est le tour de la Basse-Guinée. Selon mes informations, il n’y a pas de cas hospitalisé par suite de prise de ce médicament, j’ai parlé avec le Directeur Préfectoral de la Santé de Dubréka », a relativisé Dr Sakoba Keita.


« Je crois qu’il y a plus de rumeurs que de réalité. Actuellement, nos équipes sont sur le terrain on est en train de chercher  à savoir où sont les cas qui tombaient en syncope. Nous voulons savoir l’origine de cette propagande puisque cela fait plus de 15 ans  qu’on distribue ce médicament en Guinée. C’est la première fois qu’on est interpellé de ce genre », a déclaré Dr Sakoba Keita, directeur général de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire. Cette situation a créé la psychose dans ces villes, poussant même les parents d’élèves à retirer leurs enfants des salles de classes.

Selon un médecin que nous avons interrogé et qui a requis l’anonymat, les agents de santé qui ont mené cette campagne de vaccination ont commis l’erreur d’administrer ce produit aux enfants plusieurs heures après leur dernier repas. « Le produit qui a été donné aux enfants est un déparasitant, il s’appelle Praziquantel. Le problème, c’est que le moment a été mal choisi pour la vaccination. Ce produit ne doit pas être administré plusieurs heures après le dernier repas. Imaginez les enfants qui sont à l’école, leur dernier repas c’est à 7 heures et la vaccination a été effectuée entre 11 heures et 12 heures. Et si les enfants n’ont rien mangé de consistant pendant tout ce temps, le produit va naturellement créer ce à quoi nous avons assisté », a expliqué ce médecin, précisant que cette campagne devrait se faire au niveau des domiciles.

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