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Education et gouvernance, sujets dominants dans la presse sénégalaise

Les journaux sénégalais, reçus mercredi à APA, traitent principalement du différend opposant l’Institution Sainte Jeanne d’Arc de Dakar au Collectif des parents d’élèves mais aussi de la reprise imminente des activités de la plateforme Aar Li Nu Bokk (défendre le bien commun, en langue wolof).Le Quotidien informe que « la polémique relative au port du voile islamique à l’Institution Sainte Jeanne d’Arc de Dakar, qui avait agité la fin de la (précédente) année scolaire, n’est pas dépassée ». En effet, souligne ce journal, la direction de cet établissement privé catholique a mis sa menace à exécution hier mardi lors de la rentrée des classes des élèves du primaire et du moyen (puisque) des élèves « voilées ont été sorties de leurs salles de classe, (isolées dans un amphithéâtre avant d’être) renvoyées plus tard de l’école en présence d’un huissier ».

Cela fait dire à EnQuête que c’est « le voile de l’exclusion ». Cette décision de l’Institution Sainte Jeanne d’Arc de Dakar a provoqué l’ire des parents d’élèves. L’un d’entre eux, interviewé par ce journal, soutient que « lors de la remise des bulletins du second semestre (de la précédente année scolaire), la direction leur avait fait croire que (l’interdiction du voile islamique) n’était qu’une rumeur ».

Cette école, souligne le journal, a élaboré un nouveau règlement intérieur à l’insu des parents d’élèves et dans lequel, « il n’est pas écrit que le port du voile est autorisé ou interdit mais juste que l’élève doit se présenter découvert ».

Dans L’Observateur, Rayanna Tall, la Proviseure de l’Institution Sainte Jeanne d’Arc de Dakar bat en brèche les propos de ce parent d’élève en déclarant : « Nous n’avons pris personne par surprise. Dès le mois de juin dernier, nous avons bien présenté à toutes les familles le règlement intérieur applicable pour l’année scolaire 2019-2020. Toutes les familles qui ont inscrit leurs enfants ont accepté de le signer ».

Dans les colonnes de ce quotidien, l’Imam Ahmadou Makhtar Kanté se dit « choqué par la violence de la direction de cette école », non sans souligner que cette mesure « va traumatiser ces élèves ». Partant de là, il souhaite que « les parents (d’élèves) saisissent le ministre (de l’Education nationale), la société civile et toutes les personnes de bonne volonté pour dire à la direction de cette école de savoir raison garder et (de) laisser ces enfants venir faire les cours comme tout le monde ».

Sur un tout autre sujet, EnQuête indique que « Aar Li Nu Bokk repart au front ». En conférence de presse hier mardi, « ce mouvement invite tous ses membres et alliés à plus d’engagement dans le combat collectif » et annonce qu’ « une marche aura lieu le vendredi 13 septembre prochain ».

Aar Li Nu Bokk, cité par EnQuête, est déterminé à poursuivre le combat « en dépit des manœuvres dilatoires initiées par le régime à travers le Procureur de la République. (Ce dernier) a choisi de conduire une procédure pénale inédite basée sur un appel à témoins, en lieu et place d’une enquête en bonne et due forme, fondée sur le rapport de l’Inspection Générale d’Etat (IGE) et des dossiers de l’OFNAC (Office national de lutte contre la fraude et la corruption) ».

Selon le mouvement Aar Li Nu Bokk, « au même titre que l’affaire Petro-Tim, le dossier sur la gestion du fer de la Falémé est nébuleux », rapporte Le Quotidien. A en croire Babacar Thioye Bâ, le porte-parole du jour, « en plus de l’opacité, le régime de Macky Sall a décidé de faire la politique de l’autruche pour couvrir ses forfaits. Notre seule réponse est celle de la mobilisation populaire ».


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