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Elections en Guinée: La CEDEAO rejette la suspension proposée du processus électoral

Elections en Guinée: La CEDEAO rejette la suspension proposée du processus électoral

Le processus électoral engagé avec le double scrutin législatif et référendaire ne sera pas suspendu ni rejeté par la CEDEAO. La cour de justice de la CEDEAO qui a rendu son verdict jeudi 19 mars sur la requête du FNDC et de l’opposition, a rejeté la requête de Cellou Dalein relative à la suspension du processus électoral en cours en Guinée.
Pour la cour de justice, la requete de Cellou Dalein est désormais sans objet en raison du report du scrutin du 1er mars au 22 mars à la demande de la CEDEAO. La demande de suspension formulée par cellou dalein est infondée.
A ce niveau, le FNDC et ses alliés politiques dont l’UFDG et l’UFR sont déboutés. Et à propos du couplage des scrutins législatif et référendaire, la cour de justice a suivi les directives et l’avis du conseil de la commission de la CEDEAO qui a soutenu qu’il s’agit de questions de gouvernance interne des Etats membres.

Sur la responsabilité des 14 Etats membres de la CEDEAO dans ce que les requérants de Conakry appellent « violations par la CEDEAO des règles communautaires spécialement instituées pour garantir le respect des droits de l’homme, l’Etat de droit et la préservation de l’ordre constitutionnel », la cour a rejeté la requête sans fondement de l’opposition, rappelant que la commission de la CEDEAO a envoyé une mission d’experts en Guinée ; une mission dont les recommandations ont été intégralement prises en compte par le gouvernement guinéen. La CEDEAO assume ses responsabilités envers ses Etats membres.
A propos de l’obligation des 14 Etats membres, la cour a rejeté la requête pour défaut de qualité. En attendant l’audience de la cour sur les violations des droits fondamentaux, le 30 avril prochain, la CEDEAO vient d’administrer une leçon de neutralité politique et de morale aux acteurs de l’opposition en guinée.
Ce qui oblige les autorités guinéennes à opter pour la garantie de la liberté de voter et pour la sécurisation des opérations électorales du 22 mars 2020. Une mission régalienne qui coïncide avec la démission en cascade des démembrements de la CENI dans les sous-préfectures de Labé ou ils étaient menacés de mort.


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