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Gabon : ouverture du dialogue social gouvernement-syndicats

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Le Premier ministre gabonais, Julien Nkoghe Bekale a ouvert, mardi à Libreville, le dialogue avec les partenaires sociaux en vue d’obtenir une trêve du front social en effervescence suite aux mesures d’austérité annoncées par le gouvernement depuis juin 2018.« A l’occasion de ma Déclaration de politique générale, le 26 février 2019 à l’Assemblée nationale, j’avais annoncé que l’action du gouvernement allait se déployer vers trois grands axes d’actions : la mise en œuvre d’un certain nombre de réformes, la réalisation des actions à fort impact social dans les secteurs prioritaires et l’instauration d’un dialogue multidimensionnel et permanent », a déclaré M. Nkoghe Bekale, ajoutant que « la rencontre de ce jour n’est nullement commandée par les impératifs de la conjoncture sociale.

Le chef du gouvernement a, en outre, indiqué que les partenaires sociaux ont été conviés non pas pour entamer une quelconque négociation, mais plutôt pour définir ensemble la nature et poser les bases du dialogue qu’il souhaite permanent, ininterrompu et profitable à l’ensemble des Gabonais.

Les syndicats ont affirmé pour leur part ne pas être opposés à un quelconque dialogue. Ils posent cependant des préalables pour la tenue de celui-ci. Il s’agit notamment de la suspension des mesures d’austérités, la réhabilitation de l’intersyndicale, la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (CONASYSED) suspendue par le ministère de l’Intérieur et la présence à ce dialogue du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba.


Suite à la chute du prix du baril de pétrole en 2014, le Gabon connait d’énormes difficultés de trésorerie, d’où la décision du gouvernement de baisser le train de vie de l’Etat. Il avait annoncé une batterie de mesures draconiennes, notamment la réduction des salaires des agents publics percevant un salaire supérieur à 650.000 FCFA, le gel du recrutement dans la fonction publique et le licenciement de 50% de la main d’œuvre non permanente de l’Etat.

Ces mesures sont jugées inopportunes par les syndicats qui rendent les gouvernants responsables de crise actuelle.

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