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Grève générale et illimitée dans l’administration tchadienne

Les travailleurs tchadiens du secteur public, réunis en assemblée générale, lundi à la bourse du travail de N’Djaména, ont décidé d’une grève générale et illimitée à partir de ce mardi, pour exiger le rétablissement intégral de leurs salaires coupés depuis 2016.« Après des menaces, la plateforme revendicative qui regroupe les grandes centrales syndicales du pays (éducation, enseignement supérieur, santé, affaires sociales) compte passer à l’action. La rencontre avec le gouvernement samedi dernier n’a pas été concluante », a fait savoir le porte-parole de la plateforme, Bakar Michel, par ailleurs président de l’Union des syndicats du Tchad (UST).

Les travailleurs exigent le rétablissement de leurs primes et indemnités coupées de 50% en août 2016 et la levée de l’abattement de 50% en janvier 2017 des augmentations générales spécifiques (AGS).

Après l’accord d’octobre 2018, le gouvernement a rétabli 15% des AGS. Pour cette nouvelle année 2020, le président de la République, Idriss Déby, dans son message à la Nation, a proposé un rétablissement partiel et graduel de tous les avantages que les fonctionnaires ont perdu.

Le gouvernement a proposé ainsi, le rétablissement dès ce mois de janvier en cours, 10% des AGS et une autre partie en mars 2020. Les autres points de revendications, notamment le gel des effets des avancements et reclassements, le frais de transport, seront rétablis entre 2021 et 2022.

Pendant la grève, un service minimum sera instauré dans les grands centres de santé pendant que les établissements scolaires resteront fermés mettant des milliers d’écoliers à la maison.


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