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Guinée Conakry: des membres de l’opposition disent non aux consultations nationales

Ousmane Gaoual Diallo (c) Droits réservés

Le coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG, faisant partie du Front national pour la défense de la constitution (Fndc), réaffirme le refus de cette coalition de participer aux consultations nationales.

 

Pour Ousmane Gaoual Diallo, il ne fait aucun doute que le Président Alpha Condé entend briguer un troisième mandat.

 

«Il n’y a aucune obligation pour Alpha Condé de clarifier sa position par rapport au troisième mandat. Mais lorsque vous voyez dans son entourage des gens qui sortent pour demander de doter la Guinée d’une Constitution, le minimum pour lui serait de leur demander pourquoi rejeter une Constitution sur laquelle il a prêté serment. Le président du Niger, quand la mouvance a dit allons pour un troisième mandat, il les a tous mis en prison. Et le débat était fini», indique-t-il.

 

L’homme politique met en garde le peuple. «Quand on dit une nouvelle Constitution, ça veut dire qu’on veut changer une disposition essentielle de l’ancien. Si Alpha Condé dit qu’il ne va non seulement pas changer la Constitution, les intangibilités vont rester, qu’il ne va pas être candidat et interdire la propagation d’un troisième mandat ou nouvelle Constitution, vous verrez tout de suite la détente dans notre pays», affirme Ousmane Gaoual Diallo.

 

Raison pour laquelle, il assure que ni son parti, ni l’opposition et encore moins le Fndc, ne veut s’associer avec le pouvoir pour discuter de la mise en place d’une nouvelle Constitution.

 

«On ne va pas débattre de la nouvelle Constitution, quelle que soit la forme. Qu’on dise consultation, débat, dialogue ou autres, c’est une démarche illégale. On ne peut ouvrir un débat sur l’illégalité. On ne peut pas s’associer au Premier ministre pour débattre sur des questions illégales. C’est la position du Fndc, de l’opposition et de l’Ufdg», réaffirme l’honorable Diallo.

 

Il demande au Premier ministre d’annoncer «publiquement qu’il renonce à l’introduction d’une nouvelle Constitution, que celle en vigueur sera respectée et le président Alpha Condé ne se présentera pas à sa propre succession, là nous ferons le dialogue sur l’agriculture et l’élevage», conclut-il.


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