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Des journalistes remontés en sit-in devant la HAC

Les journalistes guinéens ont tenu ce lundi, un sit-in devant la Haute autorité de la communication (HAC) pour exiger le respect de la loi L002 portant liberté de la presse. Sous une forte pluie, les journalistes ont entonné des slogans pour réclamer leurs droits : « nous réclamons notre liberté, journalistes interpellés, journaliste emprisonnés, magistrats zéro, justice corrompue, vive la loi L002 pour que vive la presse en Guinée » disent ces hommes de médias devant le siège de la HAC. Les journalistes guinéens ont dans une déclaration luminaire tenu à exprimer leur mécontentement  face à l’interpellation de certains de leurs confrères.

« Certains magistrats mettent de côté la loi L002 et s’appuient à celle parlant de cyber-sécurité pour traiter des dossiers de journalistes mis en cause dans l’exercice de leur profession », indique Mohamad Barry, porte-parole des organisations professionnelles des journalistes.

La Guinée qui est classée 107ème au rang mondial par Reporter sans frontières sur la liberté de la presse,  traverse une période  assez tendue pour les journalistes. Plus de quinze (15) journalistes sont devant les barreaux depuis le début d’année 2019 pour avoir révélé des cas de corruption, de détournements  de fonds publics ou pour avoir donné la parole aux opposants du régime.

« Le placement sous contrôle judiciaire des deux journalistes de Lynx FM, vient compléter le tableau de ceux qui veulent voir mourir la presse guinéenne. En tant qu’organisations professionnelles des médias, nous refusons de tels dérapages aussi flagrants qui, non seulement, portent atteinte à la liberté de la presse, mais projettent aussi à la face du monde, une image dégradante de notre justice qu’on croirait composée de magistrats de nivaux douteux », ajoute Mohamed Barry, tout en soulignant que les organisateurs demande à la HAC « de rappeler à qui de droit en Guinée, que la loi L002 portant liberté de la presse, reste et demeure jusqu’à preuve du contraire la loi devant servir de référence lorsqu’un journaliste est poursuivi dans le cadre de l’exercice de son métier », laisse entendre le journaliste.


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