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Guinée: le dialogue au point mort entre pouvoir et opposition

Le président Alpha Condé et l'opposant Cellou Dalein Diallo après leur réunion, au palais présidentiel, le 2 avril 2018. © CELLOU BINANI / AFP

L’opposition en Guinée a repris, ce lundi, ses manifestations pour réclamer une révision des résultats des élections locales du 4 février. Elle a organisé une journée « ville morte » à Conakry, après l’échec d’un dialogue avec le pouvoir.

Si l’opposition se frotte les mains pour « une journée ville morte totalement réussie », le gouvernement lui se félicite de la « journée ville morte sans violence ». Donc, chacun a trouvé son compte et les Guinéens, qui ne demandent que çà, espèrent qu’avec ce match nul, le dialogue va reprendre pour le bien de tous. Mais, pour reprendre ce dialogue, l’opposition pose des conditions : il faut que la mouvance et le gouvernement fassent preuve de bonne foi et acceptent de publier les vrais résultats sortis des urnes lors du scrutin communal du 4 février dernier.

Selon les résultats officiels publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), le parti présidentiel, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), est déclaré vainqueur sur le principal parti de l’opposition l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo, les autres indépendants ou coalitions de partis politiques suivant très loin derrière. L’opposition avait accepté de reprendre le dialogue avec la majorité au sortir d’une rencontre entre Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo, mais ce dialogue semble avoir été un échec.


C’est pourquoi Mamadou Sylla, Dalein Diallo, Makanéra Kaké, Papa Koly Kourouma et autres ont décidé de remettre la pression sur le pouvoir à travers cette journée « ville morte » et d’autres manifestations de rues qui vont suivre. Ces manifestations ont déjà fait une douzaine de morts depuis le 4 février, selon les opposants et les ONG de défense des droits de l’homme.

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