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La Guinée et son peuple disent « NON à l’Ombre ! » (Par Djély Samoura)

La fascination de la haine, d’ailleurs atavique chez bon nombre de personnes normales en apparence, puis de la guerre ethnocentriste, sont la nourriture quotidienne de nombre de dirigeants de partis politiques à tendances fascistes en Guinée. Leurs discours sont abjects et vides d’espoir. Ils appellent à brûler un pays qu’ils n’ont pas construits. Or « La guerre révèle à un peuple ses faiblesses, mais aussi ses vertus » avait écrit Gustave Le Bon.

De nombreux politiciens guinéens sont tapis dans le repli identitaire. C’est ce que tout étranger retient de ce pays qui, pourtant, avait donné à l’Afrique-mère les plus grandes figures de la résistance à l’empire colonial. Oui, la Guinée était bien le pays refuge des militants de l’émancipation et des mouvements de libération du monde noir.

Nos politiciens d’aujourd’hui ? Beaucoup sont de sinistres personnages douteux éthiquement, moralement, philosophiquement et spirituellement. Des cercles de mafieux truffés d’enragés en liberté dans une société elle-même égarée, parce que la culture y est chosifiée et le sexe devenu le tout puissant.

La société guinéenne est sans repères. Il suffit de regarder les gens déambuler dans les immondices qui ont englouti les rues de la Capitale-Poubelle. Jadis charmeuse, Conakry a été chantée par Camara Laye et Djély Sory Kandia Kouyaté, le grand poète-chanteur à la voix d’or.

La paix dans l’unité est le dernier souci des anciens mais aussi de nouveaux prédateurs qui ont réellement le diable dans le corps à chaque élection. Surtout au cours de ce rendez-vous électoral qui devrait être historique par son exemplarité dans les districts guinéens.

Des politiciens qui crachent le feu. Ils sont Lucifer et brûlent des adolescents pour assouvir leur obscur et funeste objet du désir : le pouvoir diabolique. Ce vampirisme s’est substitué à la raison et à l’esprit critique qui soutient le patriotisme solidaire, éclairé et fraternel. Tout ça s’est éteint. De nouveaux paradigmes sont nés enterrant du coup ces quelques éléments fondateurs de la saine Guinée, pluriculturelle, ouverte et absorbante. Mais il reste clair qu’aujourd’hui, on a besoin de plus de psychiatres, de psychologues, de sociologues, d’historiens pour panser le désamour et la désaffection du citoyen guinéen et repenser la société dans sa complexité.  La Guinée en a besoin pour une thérapie individuelle et collective afin de réhabiliter nos ressorts humains et nos repères sociaux séculaires broyés par des pouvoirs irréfléchis et des gangsters déguisés.

Une nation où l’on tue pour s’emparer du pouvoir et où l’on clame sa victoire avant d’aller aux urnes est une nation malade. Il se trouve que c’est aussi le pays de Fodé et Yaguine, nos deux jeunes enfants martyrs ! Qui se souvient encore de ces deux anges et leur lettre-testament pour sauver la Guinée et l’Afrique de l’obscurantisme ! Aujourd’hui encore à Kalinko, dans la préfecture sainte de Dinguiraye, Dieu est en colère et l’espérance a déserté la société avec la manipulation des partis de l’ombre et non de la fraternité et de l’unité. Des adolescents sont brûlés dans leur innocence divine !

Mais la Guinée et son peuple disent :


NON À L’OMBRE !

Djély Samoura
Président,

Association pour le Développement de Bissikrima (ADB)
Tél : (+224) 620.069.324
Email : sdjely@gmail.com

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