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Guinée: un parti de l’opposition signale des disparitions dans le Fouta-Djalon

Guinée: un parti de l’opposition signale des disparitions dans le Fouta-Djalon
Young people block the road as they protest against a possible third term of President Alpha Conde on October 16, 2019, in Conakry. - A Guinea court on October 16, 2019, suspended the trial of eight opposition leaders accused of organising protests against President Alpha Conde, as fresh rioting broke out in the capital Conakry. The opposition says at least 10 people have died in three days of deadly clashes during opposition protests against Conde's push for constitutional reforms that critics say aim at letting him to run for a third term. (Photo by CELLOU BINANI / AFP)

La Guinée est dans l’attente d’une date pour le référendum constitutionnel. La situation sécuritaire s’en trouve alors très fragilisée, au vu des récents, et désormais fréquents affrontements dans plusieurs villes du pays.

C’est le cas en particulier à Labé et Dalaba, dans le Fouta-Djalon. Dans cette région, de graves incidents se sont produits en milieu de semaine dernière, faisant au moins trois morts à Labé. Des incidents très durement réprimés par les forces de sécurité.

Les militaires auraient intimé l’ordre aux populations de rester chez elles, assure Mamadou Bah Baadikko, le président de l’UFDG, l’Union des forces démocratiques de Guinée, l’un des rares partis d’opposition à avoir accepté de participer aux législatives de février prochain : « Il y a une situation pratiquement d’état d’urgence non déclaré dans toutes ces zones. Il y a des militaires et des bérets rouges, donc de la Garde présidentielle, qui sont descendus de Conakry et qui ont imposé le blackout, par exemple, à Labé et Dalaba. Dalaba est resté une zone de non-droit mardi et mercredi. Ça s’est aggravé mercredi et l’intervention des forces de l’ordre et de sécurité venant parfois de Conakry, c’était à partir de jeudi et vendredi. Et l’état de siège, de fait, donc l’interdiction totale de sortir, même pour aller acheter des aliments, date donc d’avant-hier. »

Certaines personnes auraient été emmenées dans des lieux tenus secrets, toujours selon Mamadou Bah Baadikko : « Ça fait déjà deux jours que les gens, ayant vu le traitement réservé à ceux qui ont osé sortir, n’osent pas sortir. L’étau a été un peu desserré, mais les gens sont terrorisés. Et surtout, on est en train de faire le compte des gens qui ont disparu. Ce ne sont pas des arrestations, ce sont des disparitions. Quand les militaires, les bérets rouges, comme on dit, ramassent quelqu’un, on ne sait pas où ils l’envoient et il n’est pas à la disposition de la justice. »

Les législatives doivent avoir lieu le 16 février prochain. Elles pourraient être couplées avec le référendum constitutionnel.

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Publié le 18.03.2019

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