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Justice et violences xénophobes alimentent la presse burkinabè

Les quotidiens burkinabè de ce mercredi commentent et condamnent, les scènes de xénophobie en Afrique du sud, sans oublier d’évoquer l’actualité nationale marquée par le verdict complémentaire du procès du coup d’Etat manqué de septembre 2015, tombé la veille, au Tribunal militaire de Ouagadougou.«Verdict procès putsch manqué : 10 à 30 ans ferme contre les fuyards», affiche L’Observateur Paalga, le doyen des quotidiens privés burkinabè.

Le journal fait observer qu’il fallait attendre le jugement des fugitifs pour retenir du procès du putsch manqué de septembre 2015 que le général Gilbert Diendéré n’est pas l’accusé qui écope de la peine la plus lourde.

«En effet, au terme de l’audience du 3 septembre 2019, consacrée aux 8 accusés qui se sont soustraits de la procédure, le juge a prononcé à leur endroit, une sentence allant de 10 à 30 ans de prison ferme», rapporte L’Observateur Paalga.

A ce propos, Sidwaya, le quotidien national, arbore : «30 ans de prison pour six fuyards dont Fatou Diendéré», là où Le Pays (privé), mentionne : «30 ans de prison fermes pour Fatou Diendéré et Emile Kaboré en cavale».

De son côté, L’Express du Faso, quotidien privé, édité à Bobo-Dioulasso, parle d’«avis partagés entre politiciens et société civile», à l’issue du verdict du procès du putsch manqué.

Dans sa rubrique ‘’Politique étrangère », Sidwaya titre : «Afrique du Sud : le chômage alimente la xénophobie», soulignant que «la rareté des emplois est à l’origine de climat anti-migrant qui secoue l’Afrique du Sud».

Aujourd’hui au Faso, autre quotidien privé, évoquant le sujet, met en exergue : «Violence en Afrique du Sud : Madiba (surnom de Nelson Mandela) doit se retourner dans sa tombe de Qunu».

Quant à L’Observateur Paalga, il mentionne : «Xénophobie en Afrique du Sud: Cette tache qui enlaidit l’Arc-en-ciel».

A en croire le confrère, la chasse aux étrangers est encore ouverte en Afrique du Sud car, poursuit-il, depuis dimanche dernier à Johannesburg, on assiste à des scènes d’un autre âge avec incendies  et pillages de boutiques et de magasins appartenant à des étrangers.

«Dans un quartier populaire au sud de la ville, plus de 500 habitants s’en sont pris à des établissements appartenant à des émigrés, notamment des Pakistanais, des Somaliens ou des Nigérians », relate L’Observateur Paalga.

En conclusion, l’éditorialiste fait remarquer que «c’est pathétique que des natifs d’un pays qui ont subi l’Apartheid et un confinement dans des ghettos en viennent à se comporter de la sorte».


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