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Kenya : Création d’une société pour promouvoir le marché hypothécaire

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Le président Uhuru Kenyatta a lancé mercredi la Kenya Mortgage Refinance Company, qui vise à faire passer le nombre de prêts hypothécaires de 26.000 actuellement à plus de 60.000 d’ici 2022.La Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont engagé un total de 35 milliards de shillings (345 millions de dollars) dans ce partenariat entre le secteur privé et le gouvernement.

M. Kenyatta a déclaré à Nairobi que le financement hypothécaire au Kenya restait en deçà de son potentiel.

Il a souligné que les principaux facteurs de ralentissement de la croissance du marché hypothécaire au Kenya étaient le manque d’accès à des financements à long terme, les taux d’intérêt prohibitifs sur les prêts hypothécaires, le coût élevé des logements, le coût accessoire élevé des prêts hypothécaires, les faibles niveaux de revenu et les difficultés liées à l’enregistrement des titres fonciers.

“Alors que nous continuons à profiter des dividendes de notre population croissante, l’offre de logements n’a pas suivi le rythme de la croissance concomitante de la demande de logements. En conséquence, cela a entraîné un énorme déficit de logements, en particulier pour les ménages à faible revenu”, a déclaré Uhuru Kenyatta.

Selon la Banque centrale du Kenya, l’encours total de la dette hypothécaire s’élevait à environ 223 milliards de shillings (2,2 milliards de dollars) en 2017.


Ceci ne représente qu’environ 2,74% du PIB, et montre clairement qu’au Kenya, le secteur est encore très faible. L’Afrique du Sud, par exemple, se vante de disposer d’un secteur des prêts hypothécaires représentant 31% de son PIB

“Il ne fait aucun doute que nous progressons dans la quête de la transformation de la vie de nos populations. Cette initiative novatrice ne fait que dynamiser notre quête d’amélioration de l’accès à un logement abordable pour tous”, a ajouté Kenyatta.

Le système comprendra un mécanisme de garantie du logement pour les personnes à faible revenu ou employées dans le secteur informel, pour permettre un élargissement de l’accès au financement de l’habitat.

   

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