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Kouloundala: un accident de circulation fait de nombreuses victimes

Image d'illustration

Le Bilan de l’accident de circulation survenu dans la journée de ce mercredi 05 décembre 2018 dans la sous-préfecture de Ourékaba  fait état de 18 morts et une dizaine de blessés.

Des témoins interrogés nous ont expliqué que le camion qui revenait de Soumbalako, transportait de filantes en provenance de Faranah pour les agriculteurs de Mamou. À son bord, il y’avait 3 personnes. Le chauffeur, l’apprenti et le locataire qui sont tous dans un état critique à l’hôpital régional de Mamou. Interrogé le responsable du service des urgences, Dr Mamadou Aliou Serende Diallo affirme avoir reçu 10 blessés dont 4 dans des  états critiques et un corps qui a été pris à la morgue par les parents sans qu’il ne soit enregistré. «  Il y’a un bébé parmi eux. Les autres sont des fracturés. Un corps a été également déposé ici. Mais les gens sont venus prendre le corps sans qu’il ne soit enregistré. Les blessés ont reçu les premiers soins et sont là sous surveillance».

Maître Baba Galle Barry, chargé de conflits et de négociation laisse entendre que c’est le syndicat des transporteurs de kissidougou qui a demandé à ce que les corps soient retournés à Kissidougou.  « L’accident a eu lieu à Kouloundala. Il y’a eu 16 morts sur place. Un autre a rendu l’âme pendant qu’on le transportait à l’hôpital régional de Mamou. C’est le syndicat des transporteurs de kissidougou qui a envoyé un car pour le transport des corps. C’est vraiment pitoyable. On a fait une délégation qui a accompagné les corps. C’est un pneu du camion qui s’est écrasé. Au moment où il cherchait à garer le minibus est venu»,  confie cette source.


Par ailleurs, Naby Sidibe proche d’une des victimes explique comment son frère a eu la vie sauve. « Mon frère Ousmane chérif était dans le camion avec le chauffeur et l’apprenti. C’est un commerçant. Il achète de la filante à Faranah pour aller revendre à Soumbalako. Ils ont amené 700 sacs. Ils partaient à Faranah pour prendre le reste des sacs. Il a décidé de prendre le même chauffeur. En allant, ils n’ont pas eu de chance. Ils sont dans des états graves. On les a transportés à l’hôpital ici. Mon frère a été pris en charge. Actuellement il ne peut pas parler. Mais on garde la foi. Les médecins nous ont rassurés. Plusieurs personnes sont mortes. Tous ceux qui sont là souffrent encore», a-t-il témoigné.

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