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La communauté musulmane de Bouaké prie pour la paix à Béoumi

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A l’occasion de l’Aïd El-Fitr ou fête de ramadan marquant la fin du mois de jeûne, la communauté musulmane de Bouaké, dans le Centre-Nord ivoirien a prié, mardi, pour une paix définitive à Béoumi (environ 60 km à l’Ouest de Bouaké), théâtre d’événements meurtriers entre allogènes et autochtones en mi-mai et dont le dernier bilan officiel fait état de 14 morts, une centaine de blessés et d’importants dégâts matériels.La cérémonie officielle qui s’est déroulée à la grande mosquée de la ville, en présence du ministre des transports, Amadou Koné, qui représentait pour l’occasion le gouvernement ivoirien, a été le lieu pour Badjawari Touré, l’imam central de la grande mosquée de Bouaké, d’amplifier les prières pour une paix définitive et durable à Béoumi, où deux communautés du pays se sont affrontées  les 15, 16 et 17 mai dernier, occasionnant des morts et des blessés.

« Depuis le début de la crise à Béoumi la prière pour la paix dans ce département de la région de Gbêkê ne s’est pas arrêtée un seul instant dans l’ensemble des 900 mosquées que compte la seule ville de Bouaké », a relevé l’imam Touré, ajoutant que cette action se poursuivra aussi bien pour Béoumi que pour l’ensemble des autres localités du territoire national.

S’exprimant devant les journalistes à la fin de la cérémonie, le ministre Amadou Koné a dit avoir «une pensée pieuse pour nos frères de Béoumi » qui ont vécus ces dernières semaines « une triste et inacceptable » situation. C’est pourquoi, « nous demandons aux imams de continuer à sensibiliser également et prier pour la paix et la stabilité en Côte d’Ivoire », a-t-il conclu.

Fasse à la presse, lundi, le procureur de la République, près le Tribunal de première instance de Bouaké, Braman Koné s’est dit satisfait de l’interpellation de Monsieur Konan Saint Rodolphe, leader d’opinion bien connu à Béoumi et chargé de la communication du maire de ladite ville pour son «rôle déterminant » dans l’exacerbation de cette crise communautaire.

« Il (Rodolphe Konan) s’est donc saisi des réseaux sociaux pour diffuser des informations mensongères à relent raciste ou tribaliste, dans la seule intention de soulever la communauté Baoulé contre celle des Malinké », avait-il relevé avant d’affirmer que les différentes publications de ce dernier ont eu un impact qui s’est traduit par la reprise des affrontements le jeudi 16 mai après l’accalmie obtenue le mercredi après-midi, 1er jour de l’altercation entre les deux chauffeurs.

A ce jour, 22 personnes ont été arrêtées suite à  l’enquête ouverte par le Tribunal de 1ère instance de Bouaké pour entre autres situer les responsabilités sur le meurtre de Traoré Daouda alias Daodjan dont le corps sans vie a été trouvé dans un puits à Belakro.

Le mercredi 15 mai dernier, une altercation survenue à la gare routière de Béoumi entre un chauffeur de véhicule de transport commun appelé « Massa » et un conducteur de mototaxi, a dégénéré en une bagarre rangée entre d’une part les chauffeurs et apprentis des minicars et d’autre part les conducteurs de mototaxi.

Cette bagarre s’est transformée, aussitôt après une accalmie, en un conflit communautaire entre les ethnies Baoulé et Malinké suite à une forte rumeur faisant état de ce qu’un « Dioula avait tué un Baoulé », ce qui s’est avéré être de l’intox selon les autorités judiciaires.

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