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La corruption tue la Guinée !

Le 9 décembre est la journée Mondiale des Nations Unies contre la CORRUPTION.

c’est dans ce cadre que Algassimou DIALLO, Expert Polyvalent en Développement prend la parole.

Ce fléau est à mon avis de loin le plus dangereux et celui qui a le plus d’impact négatif sur le monde. Je trouve que même les nations unies à travers leurs agences n’échappent pas aux pratiques de la corruption.
En Guinée, la quasi-totalité des services publics et privés sont affectés par la corruption. Dans ce pays, mêmes les institutions religieuses ne sont pas épargnées.

Le phénomène est de plus en plus croissant et affecte dangereusement tous les secteurs de la vie du pays au point qu’aujourd’hui ce sont les citoyens qui refusent ou combattent cette pratique qui sont considérés comme anormaux.
Tant que les dirigeants au plus haut niveau ne seront pas des modèles d’intégrité et d’engagement, cette pandémie continuera à sévir.
Pour juguler ce fléau et redonner au peuple de Guinée de l’espoir, je préconise entre autres les pistes ci-dessous :
– Assainir complètement le fichier de la fonction publique ;
– Augmenter significativement les salaires des fonctionnaires du public et du privé ;
– Renforcer les capacités des magistrats et juges sur la législation nationale et internationale en la matière et veiller au respect de l’application stricte des lois ;
– Nommer des personnes vertueuses, intègres et méritantes aux postes de responsabilités publiques et privées ;
– Renforcer l’information et la sensibilisation (y compris à travers l’éducation religieuse) des populations sur le phénomène et ses conséquences au plan économique et social ;
– Évaluer les potentiels conflits d’intérêts entre les gestionnaires de l’action publique et les procédures de passation des marchés publics et privés
– Appliquer des sanctions disciplinaires rigoureuses à tous les coupables d’actes de corruption ;
– Renforcer la digitalisation des services publics et l’utilisation des TIC dans la gestion par exemple de toutes les régies financières de l’État.
– Instaurer/renforcer le système d’audit annuel (interne et externe) de toutes les régies financières de l’État ;
– Instaurer un système d’évaluation annuelle au sein de l’administration publique et privée avec des mesures de récompense pour les meilleurs travailleurs.

 


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