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L’affaire Petro-Tim règne dans la presse sénégalaise

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Les journaux sénégalais, reçus vendredi à APA, traitent principalement du débat sur l’affaire Petro-Tim faisant suite à la récente publication d’une enquête de la British Broadcasting Corporation (BBC) portant sur la gestion des ressources en hydrocarbures.A en croire Le Quotidien, le président de la République Macky Sall « semble avoir pris la mesure de la frustration des Sénégalais après la communication officielle sur les révélations de la BBC » en souhaitant l’ouverture d’une « information judiciaire » durant laquelle « l’Etat, BP (British Petrolium), Petro-Tim, Aliou Sall, les opposants… toutes les parties seront entendues ».

Dans une enquête intitulée « Le scandale énergétique de 10 milliards de dollars (5855 milliards F CFA) », la chaîne britannique révèle qu’Aliou Sall (frère du président de la République) aurait permis à Frank Timis, un homme d’affaires roumano-australien, de décrocher des contrats pétro-gaziers au Sénégal moyennant des rémunérations indues, c’est-à-dire 25.000 dollars (14,6 millions F CFA) par mois et pendant cinq ans. Ce qui fait un pactole de 1,5 million de dollars (878 millions F CFA) versé à Aliou Sall.

De son côté, l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye (2012-2013) déclare dans L’Observateur : « Certes, je suis signataire de ce décret mais je suis le seul à avoir dit qu’il est faux. J’ai dit au président de la République qu’on a été trompés, de faire une enquête pour savoir pourquoi. Mais il ne l’a pas fait ».

Toujours dans ce journal, Cheikh Abdou Mbacké, député de Bokk Guis-Guis (opposition) renseigne qu’ils ont « déposé un dossier pour (l’ouverture) d’une enquête parlementaire (sur l’affaire Petro-Tim) depuis plus de cinq mois, sans réponse ».

Dans les colonnes de Vox Populi, British Petrolium (BP), l’un des mis en cause dit avoir « soigneusement effectué la revue de l’histoire diffusée récemment par BBC Panorama » avant de réfuter vigoureusement ce qu’elle considère comme une « représentation trompeuse et fallacieuse de (ses) activités au Sénégal ».

Poursuivant dans Le Soleil, le géant mondial de l’industrie pétrolière nie « avoir versé des pots-de-vin à Timis Corporation pour l’acquisition des licences “ Cayor Offshore Profond ” et “  Saint-Louis Offshore Profond ” et dément, dans la même veine, toute implication dans des actes de corruption au cours de ce processus ». 

Pour sa part, Ousmane Sonko, le chef de file de Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef, opposition), dans un entretien accordé à France 24 et exploité par Vox Populi, soutient que « nous avons un gouvernement qui panique ».


Après avoir relevé que « le président de la République dit que c’est une affaire privée », l’ancien Inspecteur des Impôts et Domaines se demande « depuis quand (a-t-on) vu tout un gouvernement, toute une République, monter au créneau sur une affaire privée ».

Sous le titre « L’envers du frère », EnQuête informe qu’Aliou Sall, « sous ses airs d’un monsieur calme et posé, se cache un homme ambitieux, téméraire, fougueux, insouciant parfois et très bagarreur ». Poursuivant, ce journal rapporte que le frère du chef de l’Etat « patauge, depuis 2011, dans le liquide inflammable qui lui vaut encore des déboires ».

WalfQuotidien souligne que « ceux qui s’attendent à la démission d’Aliou Sall de ses fonctions de Directeur Général de la Caisse de dépôts et consignations (CDC) devront déchanter (car) malgré les pressions et les pétitions, le principal concerné réfute toute idée de démission ».

En tout cas, « la CDC fait bloc autour de son DG », informe L’AS. En effet, les employés de cette structure ont, dans un communiqué, « lavé à grande eau leur patron », non sans « égrener les réalisations qu’il a faites depuis sa nomination ».    

Enfin, Sud Quotidien fait savoir que « le chef de l’Etat a indiqué, hier jeudi en Conseil des ministres, l’urgence d’introduire dans le circuit législatif, le projet de loi portant répartition des revenus issus de l’exploitation des ressources pétrolières avec la prise en compte des générations futures ».

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