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Les réserves de change reviennent hanter la Cemac

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Le conseil d’administration de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) a pris note de l’engagement de l’Institut d’émission d’«appliquer une politique monétaire adéquatement calibrée, visant principalement à reconstituer un niveau satisfaisant de réserves de change».Dans un communiqué parvenu jeudi à APA, consécutif à sa session du 24 juin 2019, l’instance a exhorté la Banque centrale à poursuivre la mise en œuvre des mécanismes de gestion de la liquidité, avec le double objectif d’améliorer la transmission de la politique monétaire et de prévenir les tensions inflationnistes.

Dans le même temps, le conseil d’administration a encouragé l’organe de supervision bancaire à poursuivre l’œuvre de recherche et d’application des solutions pratiques pour l’accélération du processus de résolution des banques en difficulté.

Au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), la politique monétaire, jugée expansionniste par des spécialistes, s’est traduite voici quelques années par un choc économique couplé à un creusement des dépenses des États. Les réserves de change de la zone sont ainsi passées, selon des données concordantes, de 15,5 milliards de dollars en décembre 2014 à 4,9 milliards de dollars à fin 2016, couvrant à peine 2,3 mois d’importations.


Afin de juguler les déficits dont la chute, depuis 2014, des cours des matières premières est également l’une des causes, le Fonds monétaire international (Fmi) a conclu des programmes triennaux de réformes économiques avec le Cameroun, le Gabon et la République centrafricaine, pendant que le Congo et la Guinée Équatoriale semblent encore traîner les pieds.

Le sommet extraordinaire des chefs d’État de la Cemac, tenu en décembre 2016 dans la capitale camerounaise, Yaoundé, avait déjà, entre autres, prescrit le relèvement du taux directeur de la Banque centrale, le renforcement de la supervision bancaire, la restriction du refinancement bancaire avec des titres d’État comme garantie, mais également la modernisation du dispositif de gestion des liquidités.

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