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La problématique des accidents de la route, les Ordres professionnels, la digitalisation dans le secteur bancaire et l’officialisation de la langue amazighe sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce lundi.+Aujourd’hui Le Maroc+ revient sur la problématique des accidents de la route. Bien que les gouvernements successifs aient modifié et amélioré le Code de la route au fil de la pratique, cela n’a pas contribué, malheureusement, à endiguer le fléau des accidents de circulation, des accidents qui sont particulièrement meurtriers quand il s’agit de transport commun, déplore le journal.

Il se trouve, paradoxalement, que les améliorations apportées au Code de la route depuis la promulgation du Code la route n’ont que rarement concerné les normes et critères régissant la profession de routier, estime-t-il.

Certes, pour officier en qualité de conducteur professionnel, le nouveau code de 2010 a instauré des procédures et démarches notamment pour ce qui est du permis et de la carte professionnels, mais visiblement cela ne suffit pas, car l’administration ne reconnait le statut du conducteur professionnel que sur la base de documents, de papiers et selon une procédure purement administrative sans se soucier de savoir si le conducteur concerné a réellement les aptitudes mentales et psychologiques à être aux commandes d’un engin qui le rend dépositaire de vies humaines, estime-t-il, soulignant la nécessité d’apporter de nouvelles modifications au Code afin d’instaurer, en plus des démarches administratives, des batteries de tests pour évaluer si les capacités psychologiques des conducteurs dits professionnels sont à la hauteur de leur mission.

+L’Economiste+ aborde les enjeux des Ordres professionnels. Certes, les Ordres professionnels, « c’est la noblesse du métier et les élus en sont les grands dignitaires », mais « hélas, on a un mal de chien à désembourber les Ordres et leurs serviteurs», écrit la publication.

Serait-ce parce que ce système n’est pas le produit de notre terroir? Ou bien simplement parce qu’ils ne sont pas assez anciens? Ou à cause de cette sourde lutte que se mènent discrètement la loi, la foi, les clans, les familles ou les ethnies? S’interroge-t-il.

« Le Maroc a la chance d’être un vieil empire de tribus. Certes, ce système n’est plus à même de nourrir tout le monde mais il vit toujours au fond des mémoires (…) Alors, faut-il se débarrasser des Ordres, qui eux aussi font plus de mal que de bien? Difficile de l’affirmer, d’autant plus que personne n’est libre de faire ce qu’il veut dans l’organisation de professions d’expertises», constate-t-il.

+Le Matin+ relève que la digitalisation gagne du terrain dans le secteur bancaire. Un mouvement inéluctable et sans doute fort apprécié des clients, mais qui n’est pas sans risques sur l’emploi.

Une préoccupation majeure pour le pays qui a du mal à infléchir la courbe du chômage. Le constat est là : au fur et à mesure que la transformation digitale s’installe dans le secteur, les recrutements ralentissent. Les effectifs ne se sont renforcés que de 243 nouveaux collaborateurs en 2018, soit 0,6% de plus après 1,4% en 2017 et 2,5% en 2014. Une menace à étudier, selon la Banque centrale.

+Al Akhbar+ rapporte que la Cour constitutionnelle vient de déclarer conforme à la Loi suprême la loi organique relative à la mise en œuvre du caractère officiel de la langue amazighe. Les juges constitutionnels ont néanmoins émis quelques observations relatives à la terminologie utilisée dans certains articles qui, selon eux, appelle à plus de précisions.

Dans la décision rendue publique, vendredi 6 septembre, les magistrats de la Cour invitent ainsi à une clarification, principalement de certaines expressions contenues dans le deuxième et le dernier paragraphe de l’article premier, fait savoir le quotidien.

Les dispositions de ces deux paragraphes, estiment les magistrats de la Cour, sont liées de manière organique et fondamentale à l’ensemble du texte. L’article premier, relève le quotidien, définit, en effet, l’amazigh comme les «différentes expressions linguistiques amazighes utilisées dans différentes régions du Maroc» ainsi que « la production linguistique et lexicale amazighe émanant des différentes institutions et instances spécialisées ». Il instaure également le tifinagh pour «l’écriture et la lecture» de cette langue. Partant de là, explique le quotidien, la mise en œuvre de l’officialisation de l’amazigh ne peut se faire de manière souhaitée sauf si l’on définit clairement ce que le législateur veut dire exactement par «langue amazighe» et «caractères tifinagh ».


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