Politique › Justice

Un ministre convoqué par la justice pour propos déplacés et incitant à la violence 

Les interpellations judiciaires prennent une autre tournure en Guinée. Qui tue lors des manifestations politiques dans le pays ? C’est la grosse question qui reste pour l’heure figée sur les lèvres des uns et des autres, alors que le ministère de la justice a déjà dans ses mains un présumé coupable nommé Boubacar Diallo dit Grenade. Ce jeune militant de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) mis aux arrêts et emprisonné dans une prison du pays fait l’objet de plusieurs chefs d’accusation.

Depuis l’enclenchement de la procédure judiciaire, la Cellule Balai citoyen s’implique d’arrache-pied pour accompagner la justice guinéenne dans cette mission. C’est pourquoi, cette plateforme, de la société civile pilotée par Sékou Koundouno, a saisi la Rédaction de journaldeconakry.com en nous fournissant une copie d’une lettre transmise au procureur général près la cour d’Appel de Conakry. Sur cette copie, il est demandé au procureur général l’ouverture d’information judiciaire contre le ministre de la Communication Rachid N’diaye, et Sékou Souapé Kourouma, un cadre du Rpg arc-en-ciel et proche du président Alpha Condé.

C’est deux hautes personnalités ont récemment, au cours de différentes sorties médiatiques, porté des accusations graves contre certains acteurs politiques notamment de l’opposition (UFDG), d’être complice dans les meurtres lors des manifestations politiques.

Pour rappel, le ministre de la Communication, Rachid N’Diaye, a déclaré sur TV5 monde la semaine dernière que «l’opposition a en son sein des groupuscules armés qui tirent sur les manifestants ».


Sekou Souape du Rpg arc-en-ciel à son tour a dit que «Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne est en connivence avec des hauts gradés de l’armée guinéenne pour déstabiliser le régime Condé ».

Selon le Balai Citoyen, la comparution de ces deux hommes au titre de témoins, pourrait aider dans la recherche de la vérité en ce qui concerne les tueries lors des différentes  manifestations politiques qui se sont déroulées en Guinée depuis 2011.

 

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