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Négociations syndicales: Aboubacar Soumah brandit une nouvelle menace de grève

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Le bicéphalisme au sein du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLEECG) est loin d’être terminé.

La semaine dernière,  le SLEECG version Sy Savane a tenu son congrès électif à Conakry.

Ce congrès a abouti à l’élection de dame Kadiatou Diallo à la tête de la structure, pendant que Aboubacar Soumah et son groupe sont en négociation avec le gouvernement autour des 8 millions de salaire de base pour les enseignants à la fonction publique. Depuis,  l’inspection générale du travail a décidé de porter l’affaire en justice pour départager les deux camps.

Sauf qu’a date,  les lignes n’ont pas bougé dans cette négociation engagée depuis le 04 mai dernier. Ce qui pousse  Aboubacar Soumah à lancer une nouvelle menace de grève  à partir du lundi prochain si la situation reste intacte.

Contacté par une radio de la place ce mercredi matin,  Aboubacar Soumah Secrétaire Général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, s’est exprimé de long en large sur ce dossier. En effet,  Aboubacar Soumah qualifie le SLEECG version Kadiatou Balde d’association de personnes.  Pour lui,  pas question de répondre à la convocation de la justice.

« Nous avons appris que l’inspecteur général du travail voudrait transféré notre dossier en justice pour essayer de départager les deux syndicats mais nous, nous disons qu’il n’y a pas une question de leadership à notre niveau. Nous ne pouvons pas porter plainte contre eux parce qu’ils ne représentent rien pour nous , nous n’avons rien à faire avec eux. Nous,  nous avons déjà tenu notre congrès qui est l’émanation de l’ensemble des enseignants de la République de  Guinée. Nous n’avons pas à faire à un groupuscule qui ne représente  absolument  rien sur le terrain . Le syndicalisme c’est la représentativité . Ils n’ont qu’à aller à la justice. Nous n’allons pas à la justice puisque nous n’avons pas  de conflits avec quelqu’un. Il y’a justice  lorsqu’il y’a contentieux entre un employeur et un employé….« , a t-il fait savoir.

Est-ce qu’il ne fallait pas attendre la mise en place du nouveau gouvernement pour déclencher une grève ? lui demande un journaliste.

« Non.  Nous n’allons pas attendre la formation d’un nouveau gouvernement car l’administration est une continuité . Nous sommes entrain de discuter et la fin des discussions c’est le 25…« , réplique t-il aveuglement.

Qui est votre interlocuteur parce qu’il n’y a pas de gouvernement camarade ?  poursuit notre confrère.


« Le gouvernement est représenté sur la table de négociation, tous les départements sont représentés »

Sauf que ces représentants ne peuvent rendre compte à personne ! Parce qu’il n’y a pas de Ministre ? insiste le journaliste.

« Nous, nous négocions avec les représentants du gouvernement qui ne nous ont jamais dis que les ministres ne peuvent pas décider. Les décisions qui seront prises,  nous savons que ces décisions vont être respecté. »

Mais qui pour prendre la décision puisqu’il n’y a pas de gouvernement en Guinée actuellement ? Persiste t-il ?

« Pourquoi ils ne nous ont pas écrit pour nous dire de suspendre les négociations jusqu’à la mise en place du nouveau gouvernement ? Pourquoi ils se présentent face à nous tous les jours pour négocier ?…. », retourna t-il à son interviewer.

Est ce que le moment est opportun pour aller en grève ? enchaîne un autre animateur de l’émission.

« L’opportunité c’est que nous agissons conformément au protocole d’accord qui dit que les négociations se tiennent du 2 au 25 mai 2018. Nous avons commencé depuis  le 4 mai  et nous venons tous les jours. Il n’y a pas de mauvais moment pour aller en grève« , a t-il lancé sèchement.

À l’allure où vont les choses,  tout porte à croire que les examens nationaux risquent d’être perturbés par cette grève si elle arrive à avoir lieu.

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