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Patrice Vahard: « Les enfants sont pris au piège… »

Patrice Vahard

La crise qui paralyse le secteur éducatif dû à  la grève des enseignants préoccupe le système des Nations-Unis et les autres partenaires techniques et financiers de la Guinée.

Patrice Vahard, représentant résident du Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme a avoué ce mercredi 5 décembre  que cette crise est un gros problème. « La question du droit à l’éducation est au cœur dans la déclaration universelle des Droits de l’Homme. Tous les articles de cette déclaration ne sauraient être si nous sommes pris dans le piège de l’ignorance. Quelqu’un disait que pour détruire une Nation, on n’a pas forcément besoin d’une armée, il faut simplement détruire l’éducation (…) Les enfants sont pris au piège. Selon lui le l’accès à l’éducation ne doit pas faire l’objet de compromission.  « Je crois que nous sommes tous d’accord aussi que le respect du droit à l’accès à l’éducation ne doit pas faire l’objet d’une compromission (….). Aujourd’hui pour pouvoir travailler et avoir un emploi décent, il faut avoir une bonne qualification, pour pouvoir diriger il faut être bien éduqué. C’est ça qui se joue en Guinée », a averti ce diplomate des Nations-Unies.

 


« Les enfants sont pris au piège. Alors qu’ils ne font pas partie de tout ce qui divise, ou à tout ce qui peut unir. Donc notre langage et notre message est toujours celui de la considération pour le Droit à l’éducation (…). Nous vivons tout cela dans la chair et je crois que c’est un gros problème. On sait pouvoir compter sur la sagesse des uns et des autres pour que le droit à l’éducation ne soit pas sacrifié à l’autel des discussions politiques », confie le représentant résidant du Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme en Guinée.  Ce n’est pas une intrusion dans qu’est-ce qui divise la classe politique, précise-t-il. « Il ne nous revient pas de nous prononcer sur ça. La classe politique et les citoyens ont ce droit de s’exprimer sur ce qu’ils croient être la meilleure façon de diriger ce pays », a avancé Patrice Vahard.

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