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Politique, économie et social au menu des quotidiens et hebdomadaires marocains

Les quotidiens et hebdomadaires marocains parus ce samedi se focalisent sur nombre de sujets notamment la question du Sahara, la coopération Maroc-Royaume-Uni, la question de l’immigration, la problématique de l’eau et la liberté d’expression dans les réseaux sociaux.+Le Matin+ rapporte que le gouvernement d’Antigua-et-Barbuda, a réaffirmé, vendredi à Rabat, sa position « constante » concernant la marocanité du Sahara et la souveraineté du Royaume du Maroc sur ses provinces du sud.

Dans un communiqué conjoint publié à l’issue de ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita, le ministre des Affaires étrangères, de l’immigration et du Commerce d’Antigua-et-Barbuda, E. Paul Chet Greene, a relevé que ce « conflit régional doit être résolu dans le cadre du Plan d’autonomie du Royaume, que nous considérons crédible, sérieux et réaliste », a ajouté le quotidien.

+Al Bayane+ souligne que la coopération et le renforcement des relations bilatérales entre le Maroc et le Royaume-Uni ont été au centre d’un entretien entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita et le ministre d’État britannique au Commerce international, Conor Burns, en visite dans le Royaume.

S’exprimant dans une déclaration à la presse à l’issue de son entretien avec Bourita, le responsable britannique s’est dit « touché » par l’engagement du Royaume vis-à-vis du « développement et du renforcement » de sa relation bilatérale avec le Royaume-Uni, notant que sa visite au Maroc reflète « les relations grandissantes » entre les deux pays.

Sous le titre « le couscous ou le rêve d’une vie douce? », +Challenge+ note qu’au-delà du besoin de survivre, beaucoup de Marocains qui quittent le pays ont plutôt envie d’avoir des services publics de haut niveau, une bonne couverture médicale, un beau et bon voisinage, du respect, des avantages sociaux adéquats, une possibilité d’épanouissement dans divers domaines pour eux et leurs progéniture…bref, une situation de vie meilleure que ce qu’ils ont chez eux.

Pourtant, malgré leurs peines, ces mêmes Marocains hésitent à mettre le voile, relève l’hebdomadaire, expliquant cette hésitation par le doute alimenté par les expériences ratées, la peur de perdre son identité, sa religion… le grand attachement à la famille.

Sur un autre registre, +La Vie Eco+ écrit que la problématique de l’eau n’est pas seulement une question relative à une ressource précieuse, estimant qu’il s’agit d’une question vitale et de survie « au sens littéral du mot ».

Le stress hydrique s’est invité depuis plusieurs années au Maroc, souligne la publication, faisant savoir que le Royaume fait officiellement partie des pays où le niveau de disponibilité de la ressource rapportée à la taille de la population est passé en deçà du seuil d’alerte, soit 1 700 m³ par habitant.

Se félicitant du fait que le Maroc se préparait depuis assez longtemps à cette situation, le journal rappelle que la rareté de la ressource était déjà anticipée dans les années 60 et 70 du siècle dernier.

Abordant la question de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux, +Telquel+ se demande « comment pouvait-on s’imaginer une seule seconde que des millions de jeunes victimes d’un chômage endémique se résignent, se taisent, se nichent dans un coin en prenant leur mal en patience ? ».

Sous la nouvelle Constitution, une certaine démocratisation de la parole a pris forme sur le Web, note l’hebdomadaire, faisant remarquer que « les Marocains ont parlé, critiqué, ce qui a laissé entendre qu’un périmètre de liberté s’était ancré sur les réseaux sociaux ».

Selon lui, le web agit comme un exutoire à la frustration qui étreint une jeunesse précarisée, inquiète sur son avenir.


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