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Présentation officielle à Conakry du projet REDISSE aux structures déconcentrés des parties prenantes

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Le Projet Régional d’Amélioration des Systèmes de Surveillance des Maladies en Afrique de l’Ouest (REDISSE) a été officiellement présenté, mardi, 22 mai 2018, dans un réceptif hôtelier de Conakry, sous la présidence du secrétaire général du Ministère de la Santé, Dr Sékou Condé, rapporte l’AGP.
La cérémonie a été conjointement organisée par les Ministères de la Santé (MS), de l’Elevage et ces Productions Animales (MEPA), de l’Environnement, Eaux et Forêts (MEEF).

Le projet, financé par la Banque Mondiale (BM) à hauteur de 30 millions de dollars américains, repartis en prêt de 20 millions et 10 millions en don, a pour objectif de renforcer les capacités intersectorielles nationales et régionales pour une surveillance collaborative de la maladie, et la préparation aux épidémies en Afrique de l’Ouest, en jugulant les faiblesses des systèmes sanitaires, humain et animal, qui entravent la surveillance des maladies et la riposte efficace.

Egalement, de répondre avec promptitude et efficacité en cas d’urgence en minimisant les pertes en vie humaine et économique, en vue d’une meilleure appropriation de la plateforme «Une Seule Santé», a-t-on fait savoir.

Durant deux (02) jours de travaux, les participants venus des structures déconcentrés du pays, des Départements de la Santé, de l’Elevage et de l’Environnement, ont apporté des amendements et avis qui permettront une meilleure compréhension, en vue d’une mise en œuvre concertée et coordonnée du projet.

Chaque parcelle de la terre guinéenne, chaque hameau et village du pays est concerné par cette mise en œuvre, et les grandes actions sont essentiellement communautaires.

Dans son discours d’orientation, le coordinateur national du REDISSE, Moustapha Grovogui a rappelé, que l’accord de financement de ce projet, d’une durée de 05 ans, a été signé le 23 août 2016 et est entré en vigueur le 23janvier 2017, pour les populations des 15 Etats membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Mauritanie.


«Depuis, sa mise en train a porté essentiellement sur les exercices d’appropriation, de conception et planification des interventions à travers une analyse minutieuse des 05 composantes du projet par les techniciens des trois Départements (Santé, Elevage et Environnement), les partenaires techniques et financiers, les Organisations de la Société Civile (OSC) et les bénéficiaires dans une approche Une Seule Santé», a-t-il souligné.

Dans son discours d’ouverture le secrétaire général du MS, Dr Sékou Condé a déclaré, que ce projet est extrêmement important et complexe, qui demande une bonne compréhension.

«Nous rentrons dans la phase opérationnelle, c’est dire que les trois départements devront travailler sur des actions précises. Pendant l’épidémie de la maladie à virus Ebola, l’expérience nous a démontré que la maladie ne s’est cantonnée à un seul pays. La Guinée, le Sierra Leone et le Libéria ont été touchés en même temps. C’est pour dire, si on veut renforcer le système de santé il faut développer la coopération inter pays.

Je tiens ici a souligné, que l’on ne peut atteindre les objectifs de ce projet qu’à travers une approche communautaire. Il ne s’agit pas de faire de la substitution institutionnelle technique, mais amener les communautés à jouer leur rôle aussi bien dans la santé animale, humaine et environnementale.

Son importance est d’autant plus démontrée que le monde est devenu un village planétaire, qu’on ne peut pas cerner. Les hommes sont appelés à se déplacer de plus en plus dans un environnement dangereux comme l’Afrique de l’Ouest, où les épidémies sont récurrentes. Il faut absolument développer les projets de ce genre», a-t-il mentionné.

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