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Présidentielle camerounaise : 17 recours devant le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a indiqué, jeudi, avoir reçu dix-sept recours dans le délai de soixante-douze heures imparti pour le contentieux électoral relatif au scrutin présidentiel du 7 octobre 2018.Conformément à la loi, le Conseil constitutionnel ne recevra plus d’autres recours dans le cadre du contentieux post-électoral de la présidentielle du 07 octobre 2018 où huit candidats étaient en lice, dont le chef de l’Etat sortant Paul Biya.

Selon le greffe de cette instance judiciaire, l’ensemble de ces recours a été déposé par quatre personnes.

Il s’agit de Bertin Kisob, Gabanmidanha Rigobert Aminou, Joshua Osih et Maurice Kamto, ces deux derniers étant présentés comme des principaux challengers du président de la République qui totalise déjà 36 ans au pouvoir.

Au chapitre des recours, il y a celui de Joshua Osih, candidat du Social democratic front (SDF) qui sollicite « l’annulation totale de l’élection présidentielle du 07 octobre ».

Ses arguments sont adossés entre autres, sur la violation de certaines dispositions de la Constitution et du Code électoral.

Pour sa part, Maurice Kamto, candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) demande l’annulation partielle des opérations électorales dans les bureaux de vote de sept régions : Adamaoua, Est, Extrême-Nord, Nord, Nord-ouest, Sud et Sud-ouest.


Raison invoquée, violation de certaines dispositions du Code électoral, ainsi que le « non-respect du retrait du candidat Akere Muna » qui a désisté en sa faveur à deux jours du scrutin.

Candidat indépendant recalé pour ce scrutin, Gabanmidanha Rigobert Aminou demande une « annulation et reprogrammation de l’élection du président de la République du Cameroun du 7 octobre 2018 ».

Egalement recalé comme candidat à ce scrutin, Bertin Kisob, président national du Cameroon party for social justice (CPSJ), a déposé 14 recours, entre autres, l’invalidation des résultats obtenus par le candidat Paul Biya du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) dans les dix régions du pays, ainsi que dans la diaspora camerounaise.

Par ailleurs, il demande la « suspension du RDPC pour au moins 25 ans » de l’activité politique dans le pays, de même qu’il souhaite que « le Conseil constitutionnel se déclare incompétent pour la supervision et la proclamation des résultats », autant qu’il exige « la suspension de la présente équipe dirigeante » d’Election Cameroon (ELECAM), l’organe chargé de la gestion du processus électoral.

Le verdict du Conseil constitutionnel est attendu, avant la proclamation des résultats qui devrait intervenir au plus tard le 22 octobre prochain, puisque conformément à la loi, cette instance dispose d’un délai maximum de quinze jours pour rendre son verdict à partir de la date du scrutin.

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