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Présidentielle en Bolivie: Morales adoube un ancien ministre, Luis Arce

Luis Arce, ex-ministre de l’Economie du président déchu Evo Morales, sera candidat à l’élection présidentielle du 3 mai en Bolivie, a annoncé dimanche l’ancien chef de l’Etat lors d’une conférence de presse à Buenos Aires.

M. Arce, qui sera secondé par l’ex-ministre des Affaires étrangères David Choquehuanca pour le poste de vice-président, sera soutenu par le Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti de M. Morales, des syndicats et des organisations sympathisantes, a précisé l’ex-président depuis l’Argentine où il se trouve en exil depuis plus d’un mois.

Luis Arce représente « un pont entre la ville et la campagne pour poursuivre le processus de changement. Notre mouvement paysan n’exclut ni ne rejette personne », a déclaré M. Morales, qui a gouverné la Bolivie pendant près de 14 ans jusqu’à sa démission le 10 novembre.

« Luis Arce est une garantie pour l’économie nationale », a-t-il ajouté à propos de son ex-ministre de l’Economie et des Finances publiques (2006-2017 et janvier-novembre 2019).

MM. Arce et Choquehuanca se sont rendus à Buenos Aires où une cinquantaine de dirigeants du MAS, de syndicats et d’autres organisations ont débattu, mais aucun des deux n’était présent à la conférence de presse dominicale. Les candidats seront désignés officiellement mercredi dans la capitale argentine.

Des sondages effectués avant cette annonce crédite le MAS de 20,7% des intentions de vote pour la présidentielle de mai, devant les autres candidatures. Le premier poursuivant était l’ex-président centriste Carlos Mesa (13,8%).

Luis Arce, 56 ans, originaire de La Paz, est considéré comme le père de ce que certains appellent le « miracle économique » bolivien, fondé sur un modèle de développement social, communautaire et productif.

Après la nationalisation des hydrocarbures en 2006, qui a coïncidé avec un boom sans précédent des prix du pétrole, l’économie bolivienne a commencé à croître à un taux annuel de 4,9%, et l’extrême pauvreté a chuté de 38,2% en 2005 à 17,1% en 2018, selon les chiffres officiels.

Evo Morales a démissionné de la présidence sous la pression des forces armées après sa victoire au premier tour de l’élection présidentielle du 20 octobre, un scrutin entaché d’irrégularités selon l’Organisation des Etats américains (OEA).

La présidente par intérim, la conservatrice Jeanine Añez, a vu mi-janvier ses fonctions prolongées par la Cour constitutionnelle de Bolivie, jusqu’à ce qu’un nouvel exécutif prenne le relais après les élections.


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