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Putsch manqué de septembre 2015 au Burkina: Le procès s’ouvre le 27 février

Le jugement au fond du coup d’Etat manqué de septembre 2015 au Burkina Faso est programmé pour le 27 février prochain à Ouagadougou, renseigne un communiqué du Tribunal militaire diffusé lundi.Dans le communiqué parvenu à APA lundi soir, signé du procureur militaire, le Commandant Alioun Zanré, il est précisé que le procès qui implique le général Gilbert Diendéré et 83 autres accusés est ouvert au public.

Le même document informe que cette audience de la chambre de jugement est délocalisée dans  la salle des banquets de Ouaga 2000 (quartier situé au sud de la capitale burkinabè).

Les accusés, rappelle le communiqué, sont poursuivis pour «attentat à la sûreté de l’Etat, meurtre, coups et blessures volontaires, dégradation de biens appartenant à autrui, trahison, incitation à commettre des actes contraires au règlement et à la discipline, violence et voies de fait sur autrui,  ou de complicité de ces infractions».

Le coup d’Etat du 16 septembre 2015 au Burkina Faso avait fait 15 décès et 114 blessés selon la Coordination des associations pour l’assistance et le secours populaire (CAASP).  

Les enquêtes consécutives au putsch manqué avaient permis l’interpellation d’une centaine de personnes. De nos jours, la plupart de ces personnes été blanchies ou bénéficient d’une liberté provisoire.

Le général Gilbert Diendéré, considéré comme le cerveau du coup d’Etat, est toujours détenus à la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA).

Quant au général Djibrill Bassolé, arrêté suite au même évènement, il est assigné à résidence surveillé depuis le 11 octobre 2017, après avoir passé deux ans à la MACA.


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