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Raids israéliens sur Gaza et tirs palestiniens sur Israël

L’armée israélienne a mené dans la nuit de vendredi à samedi des frappes aériennes dans la bande de Gaza après des heurts à la frontière lors desquelles un Palestinien a été tué, plus de 200 autres blessés ainsi qu’un soldat.

Des tirs de roquettes et d’obus de mortiers vers le sud d’Israël depuis la bande de Gaza ont eu lieu quasiment simultanément aux raids israéliens.

Depuis le 30 mars, l’enclave palestinienne est le théâtre de manifestations contre le blocus israélien et pour le droit au retour des Palestiniens sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël, en 1948.

Au moins 140 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le début des manifestations.

Dans un communiqué, l’armée israélienne a dit avoir pris pour cible deux tunnels du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, « destinés à mener des actions terroristes » contre Israël.

Les avions israéliens ont également ciblé des infrastructures militaires du Hamas et des sites destinés à préparer des ballons incendiaires utilisés ces dernières semaines contre Israël, selon la même source.

Selon des témoins dans la bande de Gaza, les frappes n’ont pas fait de blessé mais ont endommagé des infrastructures du Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007.

« Les frappes ont été conduites en réponse aux actes de terreur pendant les violentes émeutes qui ont eu lieu le long de la clôture de sécurité hier et qui s’ajoutent aux attaques quotidiennes contre le territoire israélien via le lancement de ballons incendiaires depuis la bande de Gaza », a indiqué l’armée.


Les manifestations à la frontière séparant Israël de la bande de Gaza ont été particulièrement émaillées de violences vendredi. Selon le ministère palestinien de la Santé à Gaza, un adolescent âgé de 15 ans a été tué et 220 autres Palestiniens ont été blessés par les tirs israéliens.

Selon l’armée israélienne, des grenades, des engins explosifs, des cocktails molotov, des pneus enflammés et des pierres ont été lancées en direction des soldats israéliens, dont l’un a été blessé.

Samedi, l’armée a fait état de 31 tirs, la plupart de mortiers, depuis la bande de Gaza vers le territoire israélien, dont six ont été interceptés selon elle par le système de défense anti-aérien.

Un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a revendiqué les tirs en expliquant dans un communiqué qu’il s’agissait d’une « réponse immédiate de la résistance ».

Ces tirs n’ont pas fait de blessé ni de dégât, selon les médias israéliens.

Israël, accusé d’usage excessif de la force lors des manifestations à la frontière, dit tirer en dernier recours pour protéger ses soldats et sa population civile. Il accuse le Hamas de se servir de la protestation pour couvrir des attaques contre les soldats et des tentatives d’infiltration en Israël.

Israël et le Hamas se sont livré trois guerres depuis 2008 et observent depuis 2014 un cessez-le-feu tendu.

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