Elections en Guinée: pouvoir et opposition au coude-à-coude dans certaines villes

En Guinée, quinze jours après le scrutin, la quasi-totalité des résultats des élections locales a été révélée par la commission électorale. Quelques circonscriptions, dont Ratoma, l’une des plus grandes communes de la capitale Conakry, sont toujours attendues et pourraient être proclamées en début de semaine. Pour le reste et dans la majorité des villes du pays, la mouvance présidentielle domine mais se retrouve au coude-à-coude avec l’opposition dans quelques villes.

Dans son fief traditionnel de Haute-Guinée tout comme dans la région forestière, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), le parti présidentiel, rafle la majorité des sièges dans les conseils municipaux.

En face, le premier parti d’opposition, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), obtient une victoire écrasante dans la région de Labé, dans le centre du pays. En Guinée maritime, les résultats sont plus contrastés.

Arrivée en troisième position, l’Union des forces républicaines (UFR) fera le jeu. Pour obtenir une majorité claire au conseil municipal, les élus devront faire des alliances avec le parti de l’ancien Premier ministre, Sidya Touré.

Procès-verbaux manquants

De son côté, Conakry, cristallise les tensions. Dans deux des cinq communes de la capitale, à Dixinn et Matoto, le RPG et l’UFDG arrivent à égalité. Même si la quasi-totalité des recours déposés devant la justice n’a pas abouti en faveur de l’opposition, son chef de file continue de dénoncer l’annulation de résultats dans des bureaux de vote qui lui étaient selon lui favorables.

De source diplomatique, en plus des procès-verbaux mis de côté par les commissions de centralisation des résultats, entre 300 et 400 procès-verbaux n’ont jamais été retrouvés dans la capitale.

Enjeux électoraux en Guinée : un œil sur le fichier électoral

Les élections n’effacent pas les problèmes. Voilà ce qu’affirmait l’homme politique français, Jean-Pierre Raffarin. J’ajouterai que leur bon déroulement peut structurer paisiblement l’avenir et atténuer des tensions. Surtout s’agissant du cas spécifique de la Guinée.

L’instabilité chronique dans laquelle est plongée la Guinée durant ces dernières années mérite une attention particulière aussi bien pour les acteurs politiques que des universitaires ou encore des simples observateurs.

Que nous enseignent les différents processus électoraux qui se sont succédé en Guinée depuis 2010 ? Apporter des éléments de réponse à cette interrogation, exige de prendre en compte un certain nombre de paramètres.

Au prime abord, rappelons qu’il est illusoire de croire qu’une élection peut être transparente sans un fichier électoral de qualité. Cet aspect représente le cœur de tout processus électoral et la stabilité de la démocratie en dépend dans une large proportion.

Malheureusement, le nôtre présente à ce jour, plusieurs insuffisances qui peuvent être décelées par le bon sens à travers les constats sur nos expériences électorales les plus récentes (2013, 2015, 2018).

Le recours aux empreintes digitales pendant le processus d’enrôlement des électeurs vise généralement à limiter, pour ne pas dire à freiner totalement, les différents cas de fraude. Ainsi, il est curieux de constater des doublons et même des triplons dans un fichier dit biométrique.

Ce constat loin d’être apprécié simplement comme un échec, doit être une préoccupation pour les acteurs socio-politiques de la Guinée. Ajouter à cela l’enrôlement des personnes qui n’ont pas atteint l’âge de voter (enfants mineurs).

Etant donné que le système de paramètrage des kits de recensement inclus le critère d’âge, on peut a priori considérer qu’aucun mineur ne peut y figurer car la validation n’est possible que pour les personnes qui ont 18 ans et plus.

Pour autant, les récentes élections encore en cours d’ailleurs, se sont illustrées par des images laissant comprendre que des jeunes qui n’ont pas atteint la majorité (enfants de moins de 18 ans) sont aujourd’hui enrôlés dans le fichier électoral qui nous sert de référence. On est ainsi amené à s’interroger sur cette situation. Comment est-ce possible ?

Pourquoi adopter la biométrie pour nos passeports et ne pas en faire autant pour nos cartes d’identité nationale ? Est-ce que cela est fait de façon délibérée pour permettre à tout moment de produire des cartes d’identité pour les mineurs sur la base de faux documents afin de les enrôler en nombre pour chaque élection ?

Ces interrogations méritent plus qu’un débat de fond, mais un certain sens de rigueur et de responsabilité à la fois des partenaires techniques et financiers de la Guinée que des acteurs locaux. De leur éclaircissement va surement dépendre l’avenir du système électoral de notre pays.

Par ailleurs, à en croire aux statistiques démographiques, il apparait que nous sommes l’une des populations les plus jeunes du continent. Ainsi, serait-il raisonnable d’admettre au regard du fichier actuel que plus de la moitié de cette population ( 54% environs ) puisse avoir plus de 18 ans ?

L’un des objectifs de la biométrie étant d’éviter ce type d’éventualités, alors à quel niveau se trouve le mensonge ou la conspiration qui crée autant de polémique et de suspicion ?

Des pistes de réflexions en vue d’apporter d’éventuelles réponses à ces interrogations peuvent conduire à poser un diagnostic rigoureux et chercher à y apporter des solutions intelligentes et adéquates. Ne prétendant nullement détenir le monopole du bon sens, chacun peut y réfléchir et répondre en expert ou en observateur soucieux de l’avenir de notre démocratie embryonnaire.

Pour ma part, j’estime que pour des raisons de sécurité et de transparence, nous devons envisager dans un premier temps la biométrisation du fichier du recensement général de la population et par voie de conséquence, rendre les cartes d’identité nationale biométrique. La base de données démographique étant ainsi définitivement sécurisée, nous pourrons extraire notre fichier électoral et le mettre à jour à travers un processus simple et moins couteux.

En s’assurant que les naissances et les décès sont régulièrement déclarés et enregistrés, nous pourrons savoir combien de guinéens serons électeurs lors du prochain scrutin et combien ne le sont pas ou plus. Ceci nous permettra non seulement d’anticiper sur l’ensemble des besoins liés à la gestion des nouveaux électeurs mais aussi nous évitera des opérations coûteuses et conflictuelles de révision permanente du fichier électoral.

A partir de là, seules les opérations de ré localisation des électeurs feront l’objet d’un processus spécial.

D’ailleurs, la biométrie nous permet de faire à la fois de la carte d’identité nationale une carte d’électeur et un permis de conduire à travers une bande de reconnaissance numérique qui s’adapte à tous les besoins éventuels d’utilisation.

Il est évidemment possible de rendre le fichier fiable à travers des choses simples à faire et l’ambition de sa qualification nous commande de saisir les opportunités que nous offre la modernité pour ne pas continuer de nous encombrer de méthodes rudimentaires qui ne contribueront qu’à fragiliser notre pays à chaque échéance électorale.

La politisation à outrance du débat sur cette problématique, à l’instar de beaucoup d’autres questions d’ailleurs, n’a jamais permis qu’elle soit abordée avec objectivité et lucidité. C’est-à-dire comme sujet technique d’enjeu républicain.

Sinon, en temps normal,  ce combat est celui du gouvernement et des acteurs de la société civile d’abord, car au-delà des militants politiques, c’est l’ensemble des citoyens majeurs qui sont concernés par l’exercice du droit de vote.

Enfin, un fichier électoral ne doit être élaboré et entretenu selon des critères exclusivement politiques qui souvent ne tiennent compte que des positions et des critères catégoriels. Il reste et demeure  un patrimoine de la nation toute entière.

NB : Ceci n’est qu’une modeste contribution dans un débat que je considère nécessaire et urgent d’ouvrir si nous voulons qualifier davantage notre processus électoral et ramener la confiance autour de son maillon le plus important.

Ainsi, nous ferons disparaître progressivement les risques de crise post-électorale à répétition.

Aliou BAH
Directeur de com du Bloc Libéral
Mouctaraly@yahoo.fr

Élections communales: une coalition de la société civile condamne les CACV pour l’annulation de certains procès verbaux

Le conseil national de la société civile pour la démocratie et le développement de la Guinée (CNOSC-DDG) a condamné avec la dernière énergie le travail des commissions administratives de centralisation des votes (CACV) dirigé par des magistrats qui ont prêté serment.

C’était lors d’une conférence de presse organisée lundi à la maison de la presse. Salmana Diallo président du CNOCS-DDG a déploré «le mauvais travail de plusieurs magistrats pour les résultats des élections communales du 04 février 2018. Nos observateurs ont constaté avec regret que certains CACV ont écarté ou annulé plusieurs procès verbaux des bureaux de vote qui ne devraient pas être écarté et certains juges contentieux ont rendu des décisions confues sans même vérifier les réalités des quartiers ou districts concernés ».

Pour éviter des frustrations lors de la désignation des chefs de quartiers et chefs secteurs, le CNOCS -DDG recommande à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de vérifier:

1) Si les présidents des bureaux de vote et présidents des commissions de réception et transmission des procès verbaux ont été écoutés ou confrontés avant la décision des magistrats d’écarter certains procès verbaux ,

2) Les circonstances dans lesquelles les procès verbaux ont été reçus,

3) Est ce que les magistrats ont tenu compte des réalités des quartiers ou districts concernés avant la prise de décision d’écarter des procès verbaux.

Le bureau national du CNOCS-DDG rappelle avoir déployé plus de 500 observateurs pour l’observation des élections de la campagne électorale jusqu’à la proclamation des résultats définitifs.

Le Conseil National des Organisations de la Société Civile pour la Démocratie et le Développement en Guinée (CNOCS-DDG) promet de présenter un rapport final d’observation des élections communales après la fin de la publication des résultats définitifs par la (Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

Elections communales: l’Ufdg de Cellou Dalein Diallo rejette les résultats

Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (Ufdg) a animé une conférence de presse jeudi à Conakry.  Cette conférence était axée sur une mise au point par rapport aux résultats concernant Conakry et ses environs.

D’entrée de jeu, El hadj Cellou Dalein Diallo a rejeté les résultats publié par la CENI évoquant des falsifications dans plusieurs localités du pays.

«Nous avons constaté avec regret que les résultats ont été falsifiés et cela sur toute l’étendue du territoire national. Tous les résultats ont été falsifiés en faveur du Rpg arc-en-ciel. A Dubreka comme à Matoto, en passant par Dixinn et Maneah l’Ufdg est arrivée largement en tête mais les présidents des CACV (Comission administrative de centralisation des votes) en complicité des magistrats qui ont été intimidés et corrompu pour certains », accuse-t-il.

Elhadj Cellou Dalein Diallo lors de la conférence de presse de jeudi à Conakry / (c) journaldeconakry.com

Pour sa part, Aliou Condé secrétaire général du parti a brandi des preuves. Il s’est ensuite prononcé sur la problématique de l’application des lois notamment en ce qui concerne les recours.

«Tous les recours déposé par l’Ufdg ont été purement et simplement rejeté pour dit on insuffisance de preuves», a-t-il regretté.

Par ailleurs le candidat de l’Ufdg de Kindia et de Matam ont dit qu’ils n’accepteront pas les résultats qui selon eux ne reflètent pas le choix du peuple de Guinée.

Locales guinéennes: le RPG et l’UDG en tête, selon les premières tendances

Le parti au pouvoir en Guinée, le RPG Arc-en-ciel, et le principal parti d’opposition, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), sont sortis du lot, selon les premières tendances des élections locales du 4 février 2018.

En attendant le dernier lot des résultats partiels définitifs du scrutin, le parti présidentiel et son rival ont fait le plein dans leur fief respectif et un peu partout en Guinée.

Dans certaines communes urbaines, le RPG Arc-en-ciel et l’UFDG ont obtenu le même nombre de sièges, notamment à Kindia, 17 sièges chacun, et à Matoto, 14 sièges chacun.

Dans d’autres circonscriptions, les deux partis se tiennent de près comme à Dixinn, une des cinq communes de Conakry où le RPG a 14 sièges contre 13 pour l’UFDG.

A Labé, fief du principal parti d’opposition, l’UFDG a obtenu 32 sièges contre 2 pour le RPG.

A Siguiri, un des fiefs du parti au pouvoir, le RPG a raflé 19 sièges contre 3 pour l’UFDG.

Après ces deux partis, l’Union des forces républicaines de l’ancien Premier ministre, Sidya Touré, et haut représentant du chef de l’État, joue le « faiseur » de roi.

Même cas pour l’Union démocratique de Guinée (UDG) du richissime homme d’affaires, Elhadj Mamadou Sylla, ex allié du pouvoir, qui a fait une percée remarquable en Basse-Guinée.

Enfin, il y a les candidats indépendants, qui ont créé la surprise en remportant le scrutin à Kaloum, une des cinq communes de Conakry, Faranah, Boffa et Coyah.

Elections communales: la proclamation des résultats partiels définitifs de poursuit

La soirée de ce lundi était consacrée en grande partie à la zone de Kankan
Banankoro

Ufdg 4 sièges pades 1siège Rpg, 24siège
Bankon
Rpg 16sièges , Ufdg 1siège
Bate nafadji Udc-rdn 5 Rpg arc-en-ciel 2sièges,  pades 1siège , Ufdg 1siège
Bola
Rpg arc-en-ciel 13sièges , ufdg 4 sièges
Damaro
Rpg arc-en-ciel 18sièges, Ufdg 1siège, pades 1 siège
Diassadouya
Ufdg 1 siège Rpg arc-en-ciel 17sièges Ufr Pades 4sièges, Pedn 1siège
Soutien:
Siamakoura:
Ufr 6sièges, Rpg arc-en-ciel 17sièges
Guera
 Ufr 1 siège, pades 1siège, Rpg arc-en-ciel 6sièges, pdg rda 1 siège, Ufdg 4 sièges
Kantian
Oure sannoun 18 Rpg arc-en-ciel 13 ups 1 ufr 1 Ufdg 3
Kerouane
Komodou
Pedn 1siège, pades 2, upt 5, Rpg arc-en-ciel 16sièges
Kosankoro
 Ufdg 1 ,Rpg arc-en-ciel 5,
Ufdg 1, Rpg arc-en-ciel 20 sièges, pedn 1siège, pades 1siège
Kounthian
Ufdg 1siège, Pades 2 sièges, Rpg arc-en-ciel 20sièges
Linkon
Ufdg 1siège , ufr 1 Rpg arc-en-ciel 15
Maneah
Ufr 6sièges, Ufdg 3 sièges, Rpg arc-en-ciel 14sièges
Missamana
Nakoun
Ufdg 3 sièges Rpg arc-en-ciel17 sièges Ufr 3 sièges
Gnagassola
Ufdg 1 siège, Rpg arc-en-ciel 20 sièges, Pades 1siège ,  ufr 1
Niamakoro
Rpg arc-en-ciel 20 sièges, pedn 2 sièges pades 1 siège
Niantahima
Rpg arc-en-ciel 15sièges, Ufdg 1siège , p
Pades 1 siège
Nounkounka:
Ufr 1siège, Pades1siège
Saradou
Ufdg 1siège, Rpg arc-en-ciel 16sièges
Kansando
Rpg arc-en-ciel 21 sièges, Ufdg 1siège Pades 1siège
Siguiri taaro
Ufdg 1siège, Rpg arc-en-ciel 16sièges
Siguirini
Rpg arc-en-ciel 14sièges, pird 6 sièges, adf 3sièges, ufr 1siège, Ufdg 3 sièges
Soromaya
Rpg arc-en-ciel 22sièges, Ufdg 1siège
Touguiwourin
Pedn 3sièges,  Ufdg 1siège, Rpg arc-en-ciel 18 sièges, pades 1 siège
C U Kankan
Rpg arc-en-ciel 29 , Ufdg ufr 1 pedn 3 Ufdg 4 Bl 1 siège, MH 1siège, pades 1siège
CU kerouane
Pades1 siège, Rpg arc-en-ciel 20 sièges, Ufdg 2
C U Mandiana:
Ufr 1siège, Rpg arc-en-ciel 20sièges,Ufdg 1 siège, pades 1 siège.
C U Siguiri
Ufr 2sièges,  siguiri en marche 12 sièges Ufdg 3 sièges, Aim 2sièges, ADS 2 sièges, Rpg arc-en-ciel 19 sièges , pedn 1siège .

Guinée: premiers résultats très partiels des élections locales

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) en Guinée a rendu publics dans la nuit de vendredi à samedi des résultats très partiels des élections locales du 4 février, portant sur 18 des 342 communes du pays.

Le président de la Céni, Amadou Salif Kébé, a fait observer une minute de silence à la mémoire des victimes des violences post-électorales, qui ont fait au moins sept morts, dont quatre mineurs, avant d’annoncer ces résultats au siège de la Commission, ont constaté les correspondants de l’AFP.

Ce scrutin local, le premier depuis la fin des régimes autoritaires qui ont dirigé la Guinée pendant plus de 50 ans, s’est tenu avec huit ans de retard sur le calendrier institutionnel, les mandats des exécutifs communaux élus en 2005 étant échus depuis 2010.

M. Kébé a appelé les protagonistes à « faire preuve de fair-play politique et de sens des responsabilités ». « Une élection est une compétition, ce n’est pas la guerre », a-t-il souligné.

La Céni a reçu les procès-verbaux de 263 communes sur 342, mais ne peut en proclamer qu’une fraction, les autres faisant l’objet de contentieux devant la justice, a-t-il expliqué.

Les autres résultats seront annoncés « au fur et à mesure », a ajouté le président de la Céni, sans autre indication.

Les résultats proclamés vendredi soir, portant sur deux communes urbaines du nord du pays, Koundara et Gaoual, ainsi que 16 communes rurales, ne permettent pas de dégager une tendance, mais confirment le poids du parti du président Alpha Condé et du chef de l’opposition, Cellou Dalein Diallo.

Ces élections communales étaient un « rendez-vous majeur », avec un double enjeu: celui de consolider la démocratie à la base et de renforcer la gouvernance locale, a estimé M. Kébé.

La communauté internationale a exprimé son inquiétude face aux violences post-électorales, exhortant toutes les parties à la retenue et à la transparence, et le représentant pour l’Afrique de l’Ouest du secrétaire général de l’ONU, Mohamed Ibn Chambas, s’est rendu cette semaine à Conakry.

Les précédents scrutins en Guinée, les présidentielles de 2010 et 2015, et les législatives de 2013, ont été émaillés de violences mortelles et d’accusations de fraude.

Élections communales 2018: des résultats partiels définitifs publiés par la CNI

Après cinq jours , la Commission Électorale Nationale Indépendante a annoncé les résultats partiels définitifs de des élections communales organisées le 04 février dernier. Cette proclamation concerne les résultats qui ne souffrent d’aucune contestation.
Voici donc la première liste:
Zone de Boke 
Bagueli: Ufdg 926 dont 6
Udg 0 siège
Rpg arc-en-ciel 4 sièges
Baguigne :Ufdg 9 sièges
Dur:3
Rpg arc-en-ciel 7
Fria Ufdg 2sièges
Nfd 1sièges
Rpg arc-en-ciel 10
Ufr 3
Koundara :
Cu
Ufdg:14
Front 1
Ufc 2
Ufr 1siège
Rpg arc-en-ciel 4sièges
Termesse
Ufdg 8 sièges
Rpg arc-en-ciel 6 sièges
Sanbailo:
Ufdg 10
Rpg arc-en-ciel 10sièges
Gpt 8
Ufr 1 siège
Gaoual
Wedoubouro
Ufdg 14 siège
Rpg arc-en-ciel 7 sièges
Upr 0siège
Touba:
Rpg arc-en-ciel 7
Ufdg 12
Ufr 4
Koumbia
Rpg arc-en-ciel 4,Ufr 10, Ufdg 12
Ufdg 12
Upr 3
CU: Ufdg 10
Rpg arc-en-ciel 10, ufr 1
Malenta
Rpg arc-en-ciel 5, Ufdg 12
S/p Koba :
Ufdg: 8, Gpt 2, Ufr Pup 3, Rpg arc-en-ciel 8
Sarika:Upa 6, ged 1, udg 2,ufdg 1, ufr 1 Rpg arc-en-ciel 6sièges
Region kindia
Kolente:Ufr 1, Ufdg 8,
udg 1, Rpg arc-en-ciel 12, Upr 1
Maneah: Ufdg 6, Ufr 2, Rpg arc-en-ciel 14, udg 1
Friguiagbe :udg1, Ufdg 5, ufr 2,Rpg arc-en-ciel 14, ufc 1
Madina woula: Ufdg 5, ufr 2, Rpg arc-en-ciel 16.
Par ailleurs, la CENI à promis de donner d’autres résultats demain dans l’après midi

Guinée: petite percée des candidats indépendants aux élections locales

Les candidats indépendants ont fait une percée en raflant trois communes devant les grandes formations politiques traditionnelles, selon les résultats provisoires des élections municipales du dimanche 4 février 2018, qui sont proclamés à compte-gouttes, par les démembrements de l’institution électorale.

Selon ces résultats provisoires, l’ancien président des huissiers de Guinée, Me Seydouba Kissing Camara a créé la surprise en déboulonnant à Boffa, située à l’ouest du pays sur la façade atlantique, dans la région naturelle de Guinée maritime , l’Union des forces républicaines (UFR) fief de l’ancien premier ministre, Sidya Touré

A Faranah en Haute Guinée également, la candidature indépendante, MIDLE, a coiffé au poteau, le parti présidentiel, RPG Arc-en-ciel, pourtant un de ses fiefs traditionnels.

A Kaloum, le centre administratif et des affaires de la capitale guinéenne, Conakry, la dame d’affaires, Hafja Aminata Touré, a créé la surprise en supplantant le parti présidentiel et l’union des forces républicains de l’ancien premier ministre, Sidya Touré.

Par contre, le parti présidentiel, RPG Arc-en-ciel, a remporté le scrutin pour l’heure dans quatre communes urbaines, selon les résultats provisoires de l’institution électorale.

D’abord, à Kankan, un de ses fiefs traditionnels situé en Haute Guinée, où il a largement battu le principal parti d’opposition en Guinée, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), en l’emportant par 29 sièges contre quatre sièges.

Puis à Kérouané, toujours un de ses fiefs en Haute Guinée, il est largement arrivé en tête avec 18 325 voix devant le principal parti d’opposition guinéenne, 1814 voix.

A N’zérékoré, capitale de la région forestière, le parti au pouvoir a raflé la commune urbaine avec 19 conseillers contre sept sièges chacun des partis politiques respectifs des anciens premiers ministres, Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré.

A Conakry, la capitale, le parti au pouvoir a également remporté la commune de Matam, avec 14 sièges contre neuf sièges pour de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo et huit sièges pour le parti de l’ancien premier ministre, Sidya Touré, pourtant son fief.

Toujours à Dixinn, le RPG Arc-en-ciel a battu l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) sur le fil par quatorze conseillers contre 13 sièges, soit un siège d’écart.

Mais auparavant, le parti au pouvoir, RPG Arc-en-ciel, avait remporté deux communes urbaines sur les trois circonscriptions proclamées. D’abord à Boké, ville minière très stratégique et à Gueckédou, la ville martyr située en Guinée forestière.

A Lélouma, par contre, un des fiefs du principal parti d’opposition situé en Moyenne Guinée, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de l’ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo a largement remporté le scrutin dans cette commune.

Dans cette circonscription, l’UFDG totalise 2 888 voix contre 974 pour le RPG Arc-en-ciel.

Mais tous ses résultats ne sont que provisoires et seront validés par la commission électorale.

Guinée: reportage à l’Unité spéciale de sécurisation des élections

En Guinée, les violences post-électorales continuent à l’approche de l’annonce des résultats définitifs pour les élections communales. Jeudi 8 février, des heurts entre militants de partis politiques rivaux ont éclaté autour du domicile de Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition. Depuis dimanche, déjà sept personnes sont décédées dans des affrontements, manifestations ou des incendies. Pour sécuriser le scrutin, une unité spéciale a été créée.
En face du haut commandement de la gendarmerie, gardé par des militaires armés, il faut montrer patte blanche pour entrer dans le centre des opérations de l’Unité spéciale de sécurisation des élections (Ussel).

Rideaux fermés, à l’intérieur de la salle, une vingtaine de gendarmes et de policiers sont concentrés. « Il y a autour de cette table douze cellules, la cellule personnelle, la cellule renseignement, manoeuvres futures, etc, explique le colonel Mamadou Saliou Baldé, chef adjoint de la force. Dans chaque cellule vous retrouvez un officier de gendarmerie et un officier de police. L’unité est composée de 22 944 agents répartis sur l’ensemble du territoire. »

Des incidents sont alors signalés à Dubréka, une commune à proximité de la capitale. « Dès que nous sommes au courant d’un événement, de troubles ou de tentatives de troubles, nous déployons à partir de cette salle nos unités pour maintenir l’ordre. »

Depuis le début des violences post-électorales, l’Ussel est intervenue dans plusieurs localités, notamment à Kalinko à plus de 500 km de la salle des opérations, à Kindia dans le centre du pays, ou à proximité dans la capitale.

De multiples interpellations

En Guinée, des dizaines de personnes ont été interpellées après les violences et les incendies qui ont coûté la vie à plusieurs adolescents dans la localité de Kalinko, dans la préfecture de Dinguiraye, le mardi 6 février. La cinquantaine d’interpellés, 51 personnes exactement, a été envoyée à la prison civile de Faranah, la capitale régionale, et détenue dans « des conditions inhumaines », explique le père de l’un d’eux, citant un gardien de la prison.

C’est dans ce contexte que des résultats partiels et définitifs, les premiers depuis lundi, seront communiqués ce vendredi par la Commission électorale nationale indépendante. Maître Amadou Salif Kébé, président de la Céni : « Dans tous les cas, nous allons proclamer une partie des résultats, le temps pour nous de faire la décantation entre les procès-verbaux qui ne font pas l’objet de contentieux et ceux qui contre lesquels il y a un recours. »

Selon lui, pour amener le calme, il faut aussi respecter les électeurs et leur choix ; « les électeurs, dit-il, ont déjà tenu leur rôle. Ils ont été voter dans la tranquillité et ont choisi leurs conseillers. A nous de faire en sorte que l’on tienne compte de chaque voix exprimée par nos électeurs. » Les violences ont opposé hier une bonne partie de la matinée des partisans du pouvoir et de l’opposition autour du domicile de Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition.

Élections communales 2018: Ousmane Kaba appel à la reprise du scrutin

Après la publication des résultats provisoires à kankan, le Parti des démocrates pour l’espoir (PADES), présidé par Ousmane Kaba se retrouve avec un seul et unique conseiller pour la mairie. Kankan étant une zone réputée être son fief, Kaba trouve les mots justes pour récuser le score attribué à son parti.

«Nous rejetons les résultats de cette élection, parce que les irrégularités et fraudes que nous avons constatés sont de nature à modifier totalement les résultats de cette élection », a fait savoir Ousmane Kaba .

Poursuivant, l’ancien président de la commission économie et finance de l’Assemblée nationale appelle à la reprise du scrutin.

« Au vu des irrégularités et fraudes constatées dans tout le pays lors de ces élections, pour nous, ces résultats ne reflètent plus la volonté du peuple de Guinée. Par conséquent nous suggérons que l’élection soit reprise sur toute l’étendue du territoire national par ce qu’elle est incohérente et les résultats sont falsifiés…», a-t-il lancé.

Toutefois, Dr Ousmane Kaba se dit conscient des dépenses que cela aurait sur le budget.

«Bien sûr que cela coûte cher ,mais c’est  moins cher que l’instabilité dans le pays. Quel est le coût de cette instabilité en terme d’investissement et de quiétude des citoyens…», s’interroge-t-il.

Elections communales: le candidat de l’UFDG à Matoto met en garde contre les tentatives de fraude

Dans la soirée du mardi 6 février 2018, le candidat de l’UFDG dans la commune de Matoto, l’honorable Kalemodou Yansané a tenu un point de presse à son domicile.

Il était question de mettre la CENI en garde par rapport à des tentatives de fraude au profit du parti au pouvoir qui seraient en vue dans la  plus grande commune du pays.

« Nous avons dit que Alpha Condé doit se rendre à l’évidence qu’il est en train de perdre, du moment qu’il a perdu Siguiri  centre, qu’il a perdu Kindia, ce qui veut dire qu’il peut perdre partout. Nous avons dit à la presse que nous avons des informations que de l’argent est en train d’être distribué pour changer les résultats. Nous avons tous les résultats, nous avons eu le mérite d’être premier ou deuxième dans tous les 959 bureaux de vote de la commune de Matoto, nous avons une copie des PV de chacun des bureaux de Matoto. Nous sortons à 3000 voix avant Alpha condé, s’il blague avec les résultats des citoyens, je ne vais pas vous prédire ce qui va se passer, mais on n’acceptera  pas… », a lancé Président de l’UFDG.

« Je suis à Matoto d’abord pour féliciter notre candidat pour sa brillante campagne, mais aussi pour l’organisation impeccable mise en place pour recenser, disposer de tous les documents légaux bureau de vote par bureau de vote, quartier par quartier pour montrer qu’il a gagné et qu’il a bien gagné la commune de Matoto…», a annoncé  El hadj Cellou Dalein.

Poursuivant, le président du parti indique que: «Les résultats que nous sommes en train de diffuser,  sont issus des urnes, si vous entendez parler de la vérité des élus, c’est bien ces résultats ; puisque chaque chiffre qui se trouve  sur ce tableau est appuyé par le RPG ; dignement par  les personnes habilitées à l’occurrence, le président du bureau de vote désigné par la CENI. Rien n’est inventé,  donc nous avons la certitude aujourd’hui, puisque cette centralisation qui a été faite au niveau de la liste de l’UFDG, elle est le reflet fidèl des PV des bureaux de vote. Alors nous allons tous nous réunir pour défendre la vérité des urnes…»

Le chef de fil de l’opposition s’est aussi réjouit de l’écart des voix qui existe entre la liste de son parti et celle du Rpg-arc-en ciel. Aussi, il dénonce l’immixtion de certains commis de l’Etat dans le déroulement de la campagne et du scrutin lui-même.

« La seconde qui vient après notre candidat, c’est la liste RPG, mais elle dépasse cette liste de 3000 électeurs, donc ce n’est pas une victoire. Il y a beaucoup de ministres et de cadres nationaux qui ont dit à Alpha Condé, donnez-moi l’argent je vais vous faire gagner un peu partout. Certains ont pris beaucoup de l’argent, alors  Alpha était très fâché, ils disent non  Président, nous allons gagner…ils se sont retrouvés, ils ont cotisé eux-même pour corrompre les magistrats au niveau des CACV. Ils ont trouvé un budget important et il était prévu d’en faire une avance hier nuit à tous les présidents de la CACV pour que ceux-ci modifient les PV là où l’opposition a gagné, surtout là où l’UFDG a gagné, parce que nous sommes premier bien entendu à Ratoma  100% des quartiers », spécule-t-il

« A Dixinn, l’UFDG a gagné 15 quartiers sur les 22, nous sommes premier dans 17 quartiers  à Matoto, mais dans ces 17 quartiers se trouve la population électorale. Maintenant les ministres et les cadres corrompus qui sont en train de se partager les ressources publiques, ils ont dit qu’on va se débrouiller au niveau des CACV et ces derniers sont en train d’annuler les PV ou l’opposition était majoritaire pour permettre à la liste du RPG qui n’a pas de tête de remonter… », a-t-il ajouté.

Tout de même Cellou Dalein lance un appel de retenu à ses militants.

 

 

Mohamed Ibn Chambas appelle tous les acteurs de la Guinée à la sérénité

Le Représentant Spécial du Secrétaire Général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas, suit de très près la tenue des élections communales en Guinée. Il salue le bon déroulement du scrutin du 4 février 2018 en dépit des imperfections notées çà et là.

Le Représentant Spécial du Secrétaire Général appelle tous les acteurs à la sérénité et à éviter tout acte de violence afin de permettre aux institutions en charge du processus électoral de poursuivre leur travail dans la sérénité.

Mohamed Ibn Chambas exhorte les leaders de partis politiques et leurs sympathisants à résoudre tout différend lié au processus électoral d’une manière pacifique et à travers les voies légales.

M. Ibn Chambas regrette les récentes violences qui ont occasionné des pertes en vies humaines.

Mohamed Ibn Chambas présente ses sincères condoléances aux familles éplorées et souhaite un prompt rétablissement aux personnes blessées. Il exprime par ailleurs toute sa compassion et sa solidarité à toute personne victime de destruction de biens.

Le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies réitère que le succès de ces élections est la responsabilité de tous les acteurs concernés qui doivent œuvrer pour renforcer les institutions démocratiques en Guinée.

Marie Madeleine Dioubaté s’exprime sur des violences post-électorales

Le dimanche 4 février, près de 6 millions d’électeurs guinéens ont été appelés aux urnes pour choisir leurs conseillers municipaux dans 342 circonscriptions, ces conseillers municipaux seront eux-mêmes amenés à désigner des chefs de quartiers et de districts.

De façon générale, on n’a pas ressenti l’engouement auquel on pouvait s’attendre avec ces élections de proximité qui étaient attendues depuis 2005 et pour cause.

En effet, outre les problèmes de distribution des cartes d’électeurs par endroits et d’établissement des procurations, une fraude de très grande envergure est à l’horizon sous l’égide de la Céni.

Pourquoi ne pas avoir procédé au dépouillement des bulletins de vote dans chaque bureau ? Pourquoi le dépouillement n’est-il pas effectué par des électeurs volontaires indépendants et non choisis par l’administration territoriale ou toute autre structure étatique. Si nos dirigeants voulaient un scrutin réellement démocratique et transparent, il aurait fallu confier au peuple le dépouillement comme c’est le cas dans tous les pays démocratiques.

Du jamais vu dans un Etat qui se dit démocratique !

Que dire du taux de participation ?  Il est nettement en baisse par rapport aux élections présidentielles de 2010 et 2015. Un grand nombre d’électeurs savaient que leur vote serait détourné et que les personnes élues ne seraient pas celles pour lesquelles ils ont voté.

Il faut craindre maintenant la promulgation des résultats car les électeurs refusent déjà de se voir imposer un candidat qui ne répondrait pas à leurs aspirations et qui ne serait pas prêt à défendre leurs intérêts.

Le pire est à craindre au moment de l’installation des conseils communaux qui désigneront les chefs de quartiers et de districts.

Le peuple guinéen est las d’être dirigé par des élites politiques sans vision à court et à moyen terme qui ne pensent qu’à s’enrichir et qui ne se soucient pas de leurs administrés.

C’est ce type d’élection pseudo-démocratique, qui provoque l’instabilité chronique dans lequel les Guinéens vivent depuis 7 ans, engendre la violence et les conflits socio-politiques. Le gouvernement n’arrive toujours pas à mettre en application les principes de la démocratie et s’il n’y prend pas garde, il risque d’embraser le pays et succomber à la tentation de la dictature.

 

Cinq nourrissons tués à Kalinko lors des violences post-électorales

Cinq nourrissons ont été tués lors des violences post-électorales à Kalinko, dans la préfecture de Dinguiraye, à plus de 500 kilomètres de Conakry entre partisans de l’opposition et du pouvoir a fait cinq nourrissons tués, a annoncé le ministre de l’Administration du Territoire et de la décentralisation Bouréma Condé mardi à la télévision nationale.

Lors des ces affrontements, des cases ont été incendiées et plusieurs autres dégâts matériels importants enregistrés, a fait savoir le ministre.

« Pire que cela, des candidats s’autoproclament vainqueurs des élections, niant les efforts du dialogue politique inter-guinéen, les efforts et les bonnes volontés de certains opposants, les efforts du président de la République », a déploré le ministre.

Selon Bouréma Condé des violences électorales ont également touché Dogomet (Dabola) où des manifestants ont mis à terre la maison de l’ancien ministre, feu Mamadou Bhoye Barry  .

« Et un peu partout à travers le pays, des messages sont envoyés pour inciter à la violence », a dénoncé Condé.

« Chers concitoyens,  je pense que notre pays n’a pas besoin de violence… », a-t-il essayé de calmer les nerfs.

« En matière électorale, en ce que je sache, il y a le volet contentieux électoral. Faut-il encore attendre que les résultats soient connus pour porter plainte. Pourquoi se presse-t-on ?  », a-t-il aussi dit dans son cri de cœur.

 

Elections communales: la CENI remercie les électeurs pour « le vote serein et pacifique »

La Commission Électorale Nationale Indépendante exprime ses vifs remerciements au Peuple de Guinée en général et aux électeurs en particulier pour le vote serein et pacifique observé à l’occasion des élections communales du Dimanche 04 Février dernier.

La CENI informe par la même occasion que le processus de centralisation des procès-verbaux est en cours au niveau des Commissions Administratives de Centralisation des Votes (CACV) qui proclameront les résultats provisoires du scrutin. Entendu que seule la Commission Électorale Nationale Indépendante est habilitée à proclamer les résultats définitifs. Et Seulement ces résultats définitifs détermineront l’issue du vote.

D’ores et déjà, la CENI tient à rassurer les électeurs, les populations et toutes les parties prenantes aux élections communales du 04 Février 2018, que toutes les voix exprimées seront prises en compte conformément à la loi qui régit les élections en République de Guinée.

Enfin, en attendant de procéder à la totalisation des Procès-Verbaux selon les termes de l’article 162 du Code électoral, la Commission Electorale Nationale Indépendante appelle la population à garder son calme et sa sérénité et donne l’assurance de proclamer les résultats du vote tels qu’ils ont été exprimé s dans les urnes.

La CENI sait compter sur la maturité et le sens civique habituel du Peuple de Guinée.

 

Violences post-électorales : les vieux démons s’invitent au débat

A moins de 72 heures de la tenue des élections communales, la tension monte d’un cran en Guinée. Dans la matinée du mardi 06 février 2018, un groupe de jeunes a investi l’axe appelé l’autoroute ‘’Le prince’’ dans la haute banlieue de Conakry.

Leur argument :’’ le retard accusé pour la publication des résultats du scrutin communal du 04 février’’.

Sous couvert de l’anonymat, un des manifestants a confié au  journaldeconakry,  que leur présence dans la rue est liée à la publication de certains résultats qui selon eux ne les satisfont pas : « Nous manifestons parce que nous ne savons pas ce qui s’est réellement passé pendant le vote et les résultats sortis des urnes. Nous sommes sortis manifester notre colère contre cette pratique qui nous laisse croire qu’il y a une fraude massive qui est en train d’être organisée par la CENI au profit du pouvoir. … »

Dans la foulée, ces jeunes surchauffés, rassurent : «  On ne s’attaque pas aux biens d’autrui,  mais nous allons empêcher la circulation. C’est la seule et unique solution que nous avons pour nous faire entendre…».

Aux dires de ces manifestants, à l’allure des choses, ils  sont inquiets que  les vieilles habitudes ne reviennent. C’est-à-dire,  la falsification des résultats au profit du parti aura pouvoir. « Publiez les résultats tels qu’ils sont sortis des urnes… », voilà ce que scandent les jeunes manifestants.

 

Elections communales 2018: la société civile guinéenne établit son bilan

Les élections communales et communautaires ont eu lieu le dimanche 04 février 2018 sur toute l’étendue du territoire national.

Au lendemain du scrutin,  la société civile guinéenne réunie autour d’une coalition appelée  ‘’Regard Citoyen’’ a publié une déclaration à la maison commune des journalistes.

Dans cette déclaration, la société civile dit avoir  déployé trois mille (3000) observateurs sur l’ensemble du territoire guinéen.

La Mission de la coalition ‘’Regard Citoyen’’ salue le comportement responsable des électeurs guinéens qui se sont montrés désireux d’exercer leur devoir civique. Selon la Coalition, la journée du vote a été  caractérisée par le calme  y compris lors des opérations de dépouillement. Dans la majorité des bureaux de vote observés, les conditions du vote et la conduite du dépouillement ont été jugées globalement satisfaisantes. Les observateurs électoraux de la Coalition Regard Citoyen disent avoir pu sillonner le territoire national et visité plus de 6000 bureaux de vote.

Néanmoins, dans son rapport, le Regard Citoyen n’a pas manqué de signaler le manque d’engouement autour du vote.

« Sur la base des statistiques produites à ce stade,  la participation était faible jusqu’à la fin des opérations de vote (moins de 50%) …», a indiqué le collectif dans une déclaration lue par son porte-parole, Bangaly Kourouma.

Poursuivant, la Coalition Regard Citoyen s’est aussi réjouie du fait que toutes  les personnes qui ont eu un besoin d’assistance l’ont bénéficié.

« A ce stade de l’évolution des opérations de vote, la mission a noté la présence effective des membres de BV, les délégués des candidats en lice, les observateurs nationaux et des agents de l’USSEL (Unité  Spéciale de Sécurisation des  Elections) », poursuit Bangaly Kourouma.

Toutefois, la mission d’observation du regard citoyen a constaté des manquements et incidents mineurs qui sont entre autres.

«  L’utilisation à outrance du vote par procuration, l’immixtion de certains candidats et responsables politiques dans le fonctionnement des BV, l’insuffisance du matériel électoral par endroit, la substitution ou remplacement de membres de bureau de vote par les délégués des partis politiques, le rejet de quelques observateurs par endroit… », remarque le collectif.

Le regard Citoyen invite les démembrements de la  CENI à poursuivre les opérations de remontée des PV des BV et de centralisation des résultats dans la transparence.

En outre, la société civile recommande aux démembrements de la  CENI  à mettre à la disposition de l’opinion nationale, les résultats conformément à la loi et aux  bonnes pratiques en la matière.

Le regard citoyen a jugé utile d’exhorter les candidats à exprimer de manière pacifique leurs préoccupations, et à recourir aux voies légales en cas de contestations. Plus loin, elle estime qu’il est impératif que toutes les parties fassent preuve de responsabilité et évitent  toute action susceptible d’attiser les tensions.

Le Regard citoyen continuera à observer  toutes les phases du processus jusqu’à la proclamation des résultats définitifs. Ainsi, la mission s’engage à publier un rapport final incluant les détails de l’ensemble des constats, analyses et recommandations, dans les semaines qui suivent la fin du processus électoral.

 

 

Elections locales : Godot est enfin arrivé !

Longtemps réclamées par l’opposition à coups de manifestations publiques parfois violentes et maintes fois reportées pour des raisons fort discutables, les élections municipales ont enfin eu lieu en Guinée. C’était hier, 4 février 2018. Enfin, peut-on s’exclamer ! Et pour plagier et taquiner Samuel Becket, l’on peut dire que Godot est enfin arrivé après toutes ces péripéties qui ont duré 13 longues années.

En effet, les dernières élections municipales se sont tenues en 2005. C’était sous le régime de feu Lansana Conté. A l’époque, le parti au pouvoir, le PUP (Parti de l’unité  et du progrès), avait raflé près de 80% des suffrages, laissant à l’opposition la portion congrue. L’on se rappelle que les résultats avaient été fortement contestés par l’opposition de l’époque, conduite alors par l’actuel président, Alpha Condé. Cela dit, près de six millions d’électeurs ont été appelés  aux urnes hier, pour départager près de 30 000 candidats en lice.

Alpha Condé n’a plus d’arguments pour continuer à renvoyer aux calendes guinéennes, des élections qui auraient dû se tenir depuis 2010

L’on peut, d’entrée de jeu, se réjouir que les municipales longtemps attendues, aient enfin pu se tenir. L’on peut d’autant plus s’en féliciter que la démocratie guinéenne péchait, par ces reports  à n’en pas finir de ces élections municipales au point que cela apparaissait comme un véritable boulet à ses pieds. Et en vérité, cela sonnait comme une construction institutionnelle et démocratique inachevée ou du moins comme un édifice dont les murs et le toit ont été  réalisés sans qu’on ait posé la fondation. Cette image est d’autant plus pertinente que les élections municipales dans une démocratie digne de ce nom, représentent la base de la pyramide démocratique.

Elles sont, en effet, des élections de proximité qui permettent aux populations de choisir les hommes et les femmes capables de répondre favorablement à leurs besoins les plus élémentaires : assainissement, sécurité, développement local. Et dans le cas de la Guinée, les  municipales revêtent davantage d’intérêt que ce sont les conseillers municipaux qui ont la prérogative de désigner les chefs de quartiers ainsi que les chefs de districts. Et il est de notoriété publique qu’en Afrique de façon générale, ce genre de personnalités ne comptent pas pour du beurre dans le choix du grand Sachem, c’est-à-dire, le président de la République.

En somme, et pour oser la comparaison avec  le système électoral américain, l’on peut les assimiler à de « grands électeurs ». Dès  lors, l’on comprend pourquoi l’opposition a fait de ces élections, par la voie du suffrage universel et dans les meilleurs délais, son cheval de bataille. L’on peut comprendre aussi pourquoi Alpha condé, pour s’assurer de leur loyauté, a mis un point d’honneur à ces nommer, malgré la colère maintes fois exprimée de l’opposition. La grande question que l’on peut se poser à propos de ces élections dont les enjeux sont multiples, est de savoir pourquoi elles se tiennent maintenant. L’on peut avancer, en guise de tentatives de réponses, les hypothèses suivantes.

La première tentative d’explication pourrait être liée à ceci : Alpha Condé, en bon calculateur politique,  pourrait croire que les rapports de forces lui sont en ce moment favorables. Il a, en effet, aujourd’hui, quelques réalisations à son actif, qu’il peut brandir à ses détracteurs pour leur signifier que la Guinée d’aujourd’hui est meilleure à la Guinée de Sékou Touré et à celle de Lansana Conté et du fantasque Moussa Dadis Camara. Ce qui n’est pas faux, même s’il convient de  nuancer et de relativiser les performances des mandats de l’actuel président. La deuxième hypothèse pourrait être liée au fait que le pouvoir du Pr Alpha Condé n’a plus d’arguments pour continuer à renvoyer aux calendes guinéennes, des élections qui auraient dû se tenir depuis 2010.

Les guinéens sont attendus sur le terrain de l’élégance et du fair-play électoral

De ce fait, l’on peut considérer que la tenue enfin des municipales, est le signe d’un pouvoir qui ne dispose plus de matière pour ruser indéfiniment avec les guinéens. A cela, l’on peut ajouter la pression permanente et forte de l’opposition dont la détermination à contraindre le pouvoir à organiser le scrutin n’a jamais failli. La troisième et dernière tentative d’explication pourrait être liée à des raisons exogènes. En effet, il est connu que les partenaires techniques et financiers rechignent à injecter le moindre kopeck dans les collectivités territoriales, tant que ces entités

ne sont pas administrées par des élus. Il y a de fortes chances que cet argument ait pu peser dans la décision du pouvoir d’aller dans le sens de la mise en place de structures politiques décentralisées dont la légitimité ne peut être mise en cause. Quelle que soit la raison qui expliquerait la tenue de ces municipales maintenant, il y a de quoi ne pas s’en offusquer outre mesure.  Car, comme le dit l’adage, « vaut mieux tard que jamais ». Maintenant que les Guinéens ont traîné de longues années avant de les organiser, l’on peut dire qu’ils n’auront droit à aucune excuse pour justifier le moindre manquement quant à l’orthodoxie du scrutin. Ils sont, pour clairement dire les choses, attendus sur les terrains suivants. Le premier terrain est celui de la participation. Il faut souhaiter qu’elle soit forte de manière à donner  plus de légitimité aux maires et aux conseillers municipaux qui seront élus.
Le deuxième terrain sur lequel les Guinéens sont attendus, est celui de la transparence du scrutin. Ils sont d’autant plus attendus sur ce terrain que la Guinée, dans le passé, a toujours organisé des élections entachées de fraudes et de magouilles. Le troisième et dernier terrain sur lequel les Guinéens sont attendus, est celui de l’élégance et du fair-play électoral. Il faut absolument, en cas de défaite attestée par les observateurs et les institutions, que les perdants aient le courage d’accepter les résultats. Mieux, ils doivent même pousser l’élégance jusqu’à féliciter les vainqueurs. Car, la politique n’est pas la guerre. Elle n’est pas non plus « l’art de vaincre sans avoir raison », pour emprunter les propos de la Grande Royale dans « l’Aventure ambiguë ». Et dans un pays miné par la suspicion systématique et les clivages ethniques comme la Guinée, cela vaut son pesant d’or, ou plutôt son pesant de bauxite pour coller à la réalité guinéenne.

Elections communales : la société civile va déployer 700 observateurs sur le terrain

Le Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG) compte prendre des mesures adéquates pour un bon déroulement du scrutin prévu ce dimanche 4 février.

Par la voix de son président, Dansa Kourouma, le CNSOCG a annoncé qu’il ne restera pas les bras lors ces compétitions électorales attendues depuis des années par les guinéens.

‘’Nous allons organiser le samedi 03 février, pour la première fois, une caravane pour la paix. Elle va mobiliser tous les candidats à ce scrutin communal dans la ville de Conakry », indique-t-il.

‘’Cette caravane débutera au pont 8 novembre pour prendre fin au palais du peuple. Chaque candidat, en tête de liste, va s’engager, à travers un discours d’apaisement, à accepter les résultats des élections’’, explique Dr Dansa Kourouma.

Il ajoute : ‘’Le jour du scrutin qui est aussi important, nous allons déployer 700 observateurs sur l’étendue du territoire avec un maximum à Conakry et dans les grandes agglomérations du pays. Ces observateurs vont sillonner au minimum sept bureaux de vote dans la journée électorale et nous allons avoir une unité de coordination qui sera opérationnelle d’ici là’’.

Ces observateurs devront signaler les anomalies, les cas de fraudes afin d’aider la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à avoir une lecture cohérente du déroulement des opérations électorales du dimanche 4 février.

Elections communales : Tenue d’un atelier de formation des agents des BV dans la commune de Matoto

Le département Formation et Accréditation de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a organisé, dimanche, 28 janvier 2018, un atelier de  formation des agents des Bureaux de Vote (BV) de la circonscription de Matoto, en prélude au scrutin des élections communales prévu pour dimanche, 04 février 2018, en République de Guinée, a suivi l’AGP.

Les travaux de cet atelier se tiendront durant  (04) jours, du 27 janvier au 1er février 2018, à l’Ecole primaire Aïcha Bah de Yimbaya dans la commune de Matoto.

L’objectif, est d’expliquer aux participants l’utilisation du matériel électoral, le  rôle et la responsabilité des agents des BV le jour du scrutin jusqu’à la publication des résultats au niveau central.

Selon le président de la Commission Electorale Communale Indépendante de Matoto (CECI), Moussa Sangaré, «tout le matériel des BV est sur place pour le bon déroulement des élections, notamment les matériels lourds (les kits, les urnes, les isoloirs) se trouvent tous dans les différents quartiers de la commune. Ce qui reste à envoyer c’est l’encre, les fiches, les bulletins de vote et les Procès-verbaux (PV)». Ajoutant, qu’au total, il y a 4.795 agents à former pour assumer la présidence des BV.

M. Sangaré a, par ailleurs, précisé qu’il on reçu 474.252 cartes d’électeurs, et qu’à ce jour 80%  des électeurs sont en possession de leurs cartes.

Il a souligné aussi les déplacements de certains électeurs, les cas de décès et le refus de certains électeurs de venir rechercher leurs cartes dû, selon lui, «à un manque de sensibilisation, car celle-ci a commencé un peu en retard».

Il a, enfin, salué le rôle joué par les différents candidats dans le maintien d’un climat de paix et de sérénité dans la cité, ce depuis le lancement officiel de la campagne électorale.

Elections Communales : à Matoto, la distribution des cartes d’électeurs va bon train

Entamée le 6 janvier 2018, l’opération de distribution des cartes d’électeurs se poursuit sur l’ensemble du territoire national. A maints endroits, des citoyens se bougent pour retirer leurs cartes auprès des chefs de quartiers et chefs de secteurs. C’est le cas du quartier Tanéné-marché, dans la commune de Matoto, où les citoyens s’impliquent inlassablement en vue de pouvoir accorder leurs voix à au candidat de leur choix le jour du scrutin prévu pour ce 4 février.

Pour permettre à tout le monde d’entrer en possession du précieux document, le chef secteur de Kamouya a établi une méthode qui consiste à livrer les cartes à domicile. Alsény Diallo, estime que cela peut aider beaucoup d’électeurs qui n’ont pas le temps d’aller chercher leurs cartes « La distribution des cartes d’électeurs se passe très bien à notre secteur. Dans notre secteur, depuis le 6, nous avons pu distribuer près de 700 cartes aux électeurs. J’ai établi une méthode qui consiste à livrer les cartes à domicile. C’est-à-dire les jeunes qui m’accompagnent dans le processus, à chaque fois ils voient des cartes de personnes qu’ils connaissent, ils se chargent de les leur déposer à la maison afin. Nous estimons que de cette façon, nous parviendrons à distribuer le maximum de cartes avant la date butoir du 3 février, c’est-à-dire, la veille du scrutin. » Explique le chef secteur de Kamouya, dans la commune de Matoto.

Rencontré sur les lieux, assis sur un banc en train de trier des cartes en vue de retrouver la sienne, David Kolié, enseignant, se dit satisfait de la méthode de distribution et invite ses concitoyens à venir récupérer les leurs afin de pouvoir exprimer leurs voix le jour du scrutin. « Je suis venu récupérer ma carte pour que je puisse voter le 4 février. J’ai pris pour ma femme et mes deux enfants. A présent je cherche la mienne. Mais si on continue dans cet ordre-là, tout se passera bien. » Et d’ajouter « En tant que citoyens, il est de notre devoir de s’investir dans le processus électoral. C’est-à-dire récupérer sa carte et aller librement le jour du scrutin mettre le bulletin de son choix dans l’urne. C’est un devoir civique. Et par ailleurs c’est aussi un document important dans le cadre de la constitution de dossiers administratifs. Donc obtenir sa carte d’électeur est important au-delà des élections. » évalue M. Kolié assis à même sur un banc en train de chercher sa carte.

Pour Baldé Ramatoulaye, habitante du même quartier, tout bon citoyen a le droit de s’impliquer dans le processus électoral en vue de choisir les dirigeants aptes à développer sa commune.  « Je viens de prendre ma carte et j’invite les autres à faire de même. Il faut massivement voter et surtout voter utile. Au-delà des divergences politiques, il faut participer au choix des personnes qui peuvent faire l’affaire de la collectivité. Voter, un acte citoyen et surtout décisif pour le développement. Il faut donc faire le possible pour s’acquitter de ce devoir civique » Lance-t-elle.

La distribution des cartes d’électeurs est l’une des étapes les plus importantes du processus électoral. En ce sens que le citoyen ne peut valablement exprimer sa voix qu’à travers ce document qui résulte d’un recensement préalablement fait.

 

Elections communales en Guinée : Une mission mixte HAC/DGRRG dans la préfecture de Mamou

Une mission mixte Haute Autorité de la Communication (HAC)/ Direction Générale de la Radio Rurale de Guinée (DGRRG) était, jeudi, 18 janvier 2018, dans la préfecture de Mamou, où elle a eu une séance de travail avec les chefs de Stations et de programmes des RR et communautaires de la Basse et de la Moyenne Guinée.
Une rencontre qui entre dans le cadre des élections locales du 04 février prochain en République de Guinée.

Cette mission de Mme Barry Hadja Hawa Camille Camara et Ousmane Barry, respectivement de la HAC et de la DGRRG, a eu pour objectif, de former et d’échanger avec la cinquantaine de participants venus des RR de la Basse et de la Moyenne Guinée.

La contre a connu la présence du gouverneur de la Région Administrative (RA) de Mamou, Amadou Oury Lémy Diallo, du directeur de Cabinet du Gouvernorat, Bernard Mara, du préfet, Mory Diallo et du secrétaire général chargé des Affaires Administratives de la préfecture de Mmaou, Mamady Diaré.

 

A l’entame de la série de formations, le gouverneur de la RA s’est dit réconforté pour la venue de l’organe régulateur des médias dans sa juridiction, avant d’inviter les participants à considérer cette journée comme celle d’acquisition de connaissances pour ne pas tomber dans les filets de la HAC.

Ousmane Barry de la RRG a, quant à lui, demandé aux participants d’établir un chronogramme pour le passage des candidats à la base, puisque, selon lui, c’est la première fois que les RR et communautaires sont associées à la couverture des élections dans le pays.

Prenant la parole, Hadja Hawa Camille Camara de la HAC, s’est focalisée sur le processus électoral. elle a ainsi rappelé, entre autres, des dispositions de la loi organique sur la Liberté de la presse, la loi organique sur la HAC et la loi organique sur le Code électorale en matière de campagne, les dispositions de la couverture de la campagne, ainsi que le rappel de la déontologie et les principes du journalisme.

A noter, que les participants ont quitté la salle avec l’engagement d’aller restituer aux seins restés à la base, pour des élections apaisées.

Guinée: des magistrats formés en prélude aux élections communales

Le ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Seaux (JGS), Me Cheick Sako a présidé, vendredi, 19 janvier 2018, à Conakry, l’atelier de formation des magistrats en prélude aux élections communales du dimanche, 04 février 2018 en République de Guinée, rapporte l’AGP.

C’était en présence du président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Me Amadou Salifou Kébé, des partenaires techniques et financiers, des cadres du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD).

L’objectif recherché est de renforcer les capacités opérationnelles des magistrats chargés de gérer le contentieux liés aux élections communales dans le pays.

Sont concernés par cette formation, 37 magistrats  issus des 10 Tribunaux pour Enfants, et les Justices de Paix couvrant toute l’étendue du territoire national.

Ainsi, pendant deux jours de travaux, les échanges ont été axés sur des thématiques, dont «Le cadre juridique et institutionnel des élections communales», «Le contentieux électoral en période de campagne électorale», «Le contentieux électoral après la publication des résultats du scrutin» et «La jurisprudence dans la résolution du contentieux (étude de cas)».

Selon le directeur du Département Formation de la CENI, Jacques Bonimy, «ces magistrats, étant qualifiés de par la loi pour la gestion du contentieux électoral aux différentes étapes de l’organisation des élections, leur formation devient du coup, une priorité pour la CENI qui a opté pour l’organisation d’élections inclusives et transparentes».

Elections communales: des milliers de cartes d’électeurs distribuées à Labé

Les Commissions Administratives de Distribution des Cartes d’Electeurs (CADCE) de Labé ont, à date, distribué des milliers de cartes sur toute l’étendue de la préfecture, après huit (08) jours d’opération, rapporte le correspondant préfectoral de l’AGP dans la localité.

«Au jour d’aujourd’hui, les Commissions Administratives de Distribution des Cartes d’Electeurs (CADCE) ont distribué des milliers de cartes dans toute la préfecture de Labé», a confirmé le superviseur adjoint de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Cherif Haïdara, au micro de l’AGP.

A rappeler, que les électeurs sont convoqués devant les urnes dimanche, 04 février prochain, en République de Guinée, pour élire les responsables de leurs communes et collectivités locales respectives.

Selon Cherif Haïdara, dans chaque Commission Electorale Sous-préfectorale Indépendante (CESPI) de la préfecture de Labé, plus de mille (1000) cartes ont été distribuées après huit (08) jours d’activités.

«Dans la Commune Urbaine (CU), sur 87.077 cartes, 33.413 sont distribuées. A Popodra sur 12.981 cartes, 5.261 sont reparties. A Diary, sur 7.661 cartes, 3.750 sont dispatchées par les Commissions.

Dans la CESPI de Hafia, sur 8.487 cartes d’électeurs, 4.920 ont été distribuées. A Dara-Labé, 3.670 ont été distribuées.  A Noussy, sur 7.704 cartes, 2.800 ont été reparties, alors qu’à Djonfo sur 7.001 cartes, 4.681 sont distribuées. A Sannoun 5.823 cartes sont distribuées. A Dalein, sur 10.392 cartes, 8.408 ont été distribuées», a précisé le superviseur adjoint de la CENI à Labé.

Par ailleurs, il a rassuré que les statistiques de la CESPI de Kalan, Kouramangui, et Garambé, sont attendues à la Commission Electorale Préfectorale

Indépendante (CEPI).

Dans ces opérations, des difficultés sont aussi signalées d’une localité à une autre, mais sans incidents majeurs sur les activités.

«Entre autres difficultés rencontrées, insuffisance du nombre de Commissions de distribution. Si non, des grands quartiers comme Pounthioun, Daka 1 et 2, Tata 1et 2, devraient avoir au moins deux (02) Commissions, mais ils n’ont qu’une (01) seule par quartiers.

Autres difficultés, c’est le manque d’engouement de la part des candidats pour sensibiliser les électeurs à venir retirer leurs cartes», a énuméré le superviseur de la CENI, Cherif Haïdara.

A noter, que ces opérations continueront jus qu’à la fermeture des Bureaux de Vote (BV) le 04 février 2018.