Guinée : menace de grève dans le secteur bancaire (préavis FESABAG)

La Fédération Syndicale Autonome des Banques et Assurances de Guinée (FESABAG) menace de déclencher une grève générale. Elle l’a fait savoir à travers un préavis de grève déposé ce jeudi 1er juillet 2021. 

 La FESABAG dénonce dans son préavis de grève, un manque de volonté de l’Association Patronale des Banques (APB) de respecter le chronogramme consensuel établi de négocier dans le but d’aboutir à des résultats satisfaisants et apaisés autour de la table de négociation pour la révision de la convention collective d’août 2004.

Lisez ci-dessous le préavis de grève de la FESABAG adressé à l’association professionnelle des banques (APB) :

 

 

 

Système éducatif paralysé : déclaration de la FESABAG

La FESABAG constate avec une grande inquiétude la crise sociale qui affecte dangereusement la vie socio-éducative de nos enfants et compromet leur avenir.

En effet, la FESABAG en tant que membre fondateur de l’USTG, exprime sa vive préoccupation par rapport à la situation actuelle qui prévaut dans le secteur de l’éducation et au sein de la centrale syndicale USTG.

Elle estime qu’il est temps pour les différentes composantes de l’USTG de se retrouver en famille syndicale afin d’apprécier ensemble les réalités du terrain et d’en tirer les conséquences pour préserver la quiétude sociale.

Aujourd’hui la responsabilité qui nous incombe, interpelle chacun d’entre nous à un sursaut patriotique en faveur de la paix sociale tout en prenant en compte les revendications légitimes des travailleurs.

Elle considère que toute division interne au sein de l’USTG risque de mettre en péril le combat du mouvement syndical guinéen pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs.

A cet effet, elle appelle toutes les fédérations syndicales affiliées à l’USTG à un dialogue inclusif et responsable, unique moyen de sortir de cette crise qui perdure.

Aussi, elle invite les autorités compétentes à user de tous moyens utiles en leur possession pour un dialogue responsable, franc et constructif.

Ceci étant :

Considérant l’impact de cette grève sur l’USTG ;

Considérant l’impact de cette grève des enseignants sur l’éducation de nos enfants, le tissus économique et financier en Guinée ;

Considérant la précarité dans laquelle vivent les travailleurs ;

Considérant l’affiliation de la FESABAG à l’USTG ;

La FESABAG fidèle à sa vocation de défenseur des droits légitimes des travailleurs et soucieuse de la paix et de la quiétude sociale en Guinée, exprime une fois encore sa vive préoccupation par rapport à la crise actuelle que traverse notre pays.

LE BUREAU EXECUTIF DE LA FESABAG

UNIS, NOUS VAINCRONS.

 

La Loi de finances 2018 de la Guinée inquiète les banquiers

D’après la Fédération syndicale autonome des Banques, Assurances et Microfinances de Guinée (FESABAG), certaines mesures de la Loi de finances affecteront négativement le niveau des travailleurs

 

« Ce projet de loi affectera négativement le niveau de vie des travailleurs et de leur famille », a prévenu la Fédération syndicale autonome des banqueq, assurances et microfinances de Guinée (FESABAG) dans une déclaration rendue publique le 15 décembre.

Ce qui fait mal dans la loi de finances initiale 2018, c’est le rehaussement de la RTS (Retenue taxe sur salaire). La FESABAG, qui s’oppose à « toute mesure visant à appauvrir d’avantage des travailleurs », se réserve le droit d’user de tous les moyens légaux pour défendre les acquis des travailleurs.

Dans la loi de finances initiale 2018, les prévisions en recettes pour l’exercice 2018 se chiffrent à 18.908.952.275.000 milliards GNF (1 euro étant égal à environ 10.570 francs guinéens), comprenant 16.553,55 milliards de recettes intérieures et 2.355,40 milliards de dons.

Pour la mobilisation des recettes intérieures l’Etat mise sur de dispositions nouvelles comme la modification du barème de la retenue sur les traitements des salaires et des rentes viagères (RTS), l’impôt minimum forfaitaire (IMF), la fiscalité immobilière; la réparation du produit de la taxe unique sur les véhicules…

Expliquant le volet recettes du budget 2018, devant les députés du pays, le ministre du Bugdet Mohamed Lamine Doumbouya, a indiqué que « les efforts vont être fournis pour les recettes administratives et nous allons également travailler pour leur sécurisation. »

Malgré son ambition d’améliorer la faible mobilisation des recettes internes, notamment celles administratives, le gouvernement a décidé de revoir à la baisse certains chiffres d’impôts pour certaines sociétés et certains contribuables. « Nous avons aussi pensé à l’environnement en supprimant la TVA sur les gaz domestiques. Ce qui permettra aux ménages d’accéder aux gaz et éviter la coupe abusive des bois en vue de protéger l’environnement », a également indiqué le ministre Doumbouya. « J’espère que tout ce que l’administration fiscale développe comme réformes mais aussi comme mesures de gestion parviendront à atteindre ces prévisions », a émis, pour sa part, le directeur national des Impôt, Aboubacar Makissa Camara.

Il faut signaler que le budget 2018 s’équilibre en dépenses et en recettes à la somme de 21.136.550.000.000 de francs guinéens. Il prévoit une croissance économique de 5,8% contre 6,6% cette année.