La plateforme d’Abdourahmane Sano met au défi Alpha Condé

Accusé d’avoir tenté d’organiser un « coup d’État » contre le Président Alpha Condé, l’ancien Ministre Abdourahmane Sanoh n’a pas tardé à réagir.

Dans une déclaration dont copie est parvenue à notre rédaction, la Plateforme nationale des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD) dirigée par Abdourahmane Sanoh a lancé un défi au Chef de l’État qui a révélé ce dimanche 24 mars 2019 au siège du RPG Arc-en-ciel, avoir reçu plusieurs fois des sms de la part de l’ancien Ministre de la transition. « La grève des enseignants l’année dernière, il y avait quelque chose derrière. C’était des gens qui pensaient qu’ils peuvent renverser le gouvernement en s’appuyant sur certains militaires. En tête Sano de la PECUD, un petit bandit comme ça-là qui exploite ses travailleurs, qui ne les paient pas. Et qui après n’a pas honte de m’écrire président pardon aide-moi (…). Voilà quelqu’un qui se présente comme combattant et qui dès qu’il y a un petit problème court pour demander pardon », a accusé Alpha Condé qui participait à une rencontre de militants au siège du RPG Arc-en-ciel.

 

Abdourahmane Sanoh qui a été contacté par un journaliste de notre rédaction, n’a pas voulu réagir suite aux accusations portées contre lui par le Chef de l’État. C’est la PCUD, cette organisation de la société civile qu’il dirige qui a démenti les accusations portées contre lui, tout en lançant un défi au Président Condé.  « Ce dimanche 24 Mars 2019, le Président de la République M. Alpha CONDEa porté des accusations grossières à l’encontre du Président de la PCUD au siège de son parti RPG arc-en-ciel. Au nombre de ses accusations, M. Alpha CONDE déclare que Abdouramane SANO lui a envoyé des SmS pour l’aider à avoir de l’argent. Nous tenons à démentir et condamner cette accusation gratuite et infondée.  Par ailleurs, nous lançons un défi au président de la République de publier ces SmS qu’il attribue à Abdouramane SANO », a réagi la PCUD dans sa déclaration. Abdourahmane Sano reste imperturbable, rappelle également la PCUD, notamment dans le combat pour le respect des dispositions de la Constitution guinéenne.

Crise sociale : les FSG projettent des marches lundi et jeudi prochains

Les forces sociales de Guinée sont déterminées à faire plier le gouvernement tout en ramenant  le prix du carburant à la pompe à 8000gnf.

Réunies ce mercredi au siège de la plateforme des citoyens unis pour le développement (PCUD), les forces sociales scandaient des slogans hostiles au gouvernement actuel. « À bas la gabegie financière, à bas la mal gouvernance, halte au détournement des deniers publics, non pour les 10000francs,  8000gnf ou rien… » Étaient entre autres les mots à l’ordre du jour de cette rencontre.

Juste après ces cris,  Alghassimou Diallo,  porte-parole des forces sociales a annoncé les nouvelles décisions prises au sein du mouvement. Les  journées de lundi 23 et jeudi 26 sont des journées de marches citoyennes.

« Ces manifestations dénommées marches pour la dignité sont une protestation pacifique et citoyenne contre l’injustice sociale érigée en système de gouvernance au détriment du peuple souverain de Guinée.  Pendant qu’on assiste à une mauvaise gestion des ressources minières sans incidence proportionnelle sur le budget de L’État, qu’on entretien un train de vie irritant, des autorités et des institutions publiques, on assiste au bradage sans précédent de ces services et infrastructures publiques, aux détournements illicites et ostentatoires de certains hauts cadres de l’État. »

Lundi et jeudi prochains, ces activistes de la société seront de nouveau dans la rue pour exiger le retour du prix du carburant à la pompe à 8000gnf.

Dans la même déclaration,  les forces sociales de Guinée ont  condamné les manœuvres dilatoires et celles tendant à la division, à la manipulation avant d’inviter tous les citoyens à une mobilisation massive pour protester contre cette injustice sociale en prenant part aux marches pour la dignité prévues le lundi 23 et le jeudi 26 juillet 2018.

Le secrétaire général du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée s’est joint aux forces sociales, chose qui motive d’avantage ces activistes à descendre dans la rue.