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Tchad : la police disperse à coups de lacrymogènes des jeunes manifestants

La police tchadienne a fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser plusieurs jeunes qui, samedi matin, avaient transformé une opération dite ‘’tintamarre » à des casses de biens publics et à des incendies de pneus sur la voie publique.Selon des sources non encore officielles, les éléments du groupement mobile d’intervention de la police (GMIP) qui s’étaient déployés ont procédé à plusieurs arrestations parmi les manifestants dont certains ont opposé une farouche résistance aux forces de l’ordre.

Lancée par l’Union nationale des étudiants tchadiens (UNET), l’opération ‘’tintamarre » consistait à faire le maximum de bruits pour dire au gouvernement que les enfants et la jeunesse veulent aller à l’école et aux universités fermées depuis deux semaines à cause de la grève générale des fonctionnaires.

Ainsi, à l’aube de ce samedi, des coups de sifflet et des tapages de casseroles ont retenti dans plusieurs maisons de N’Djamèna, la capitale tchadienne.

Très vite, toutefois, des jeunes sont sortis dans les rues de certains quartiers pour brûler des pneus et s’attaquer aux biens publics, provoquant ainsi la réaction énergique des forces de l’ordre.


Vendredi, le ministre de l’Enseignement supérieur, Adrien Malo, avait, lors d’une rencontre avec le bureau de l’UNET, tenté d’empêcher l’opération ‘’tintamarre » en annonçant le paiement de trois mois d’arriérés de bourses.

Maintenant, malgré tout, la manifestation, le président de l’UNET, Guelem Richard, a fait savoir que l’opération tintamarre n’était pas une revendication de bourses mais une interpellation au gouvernement pour qu’il trouve une solution à la grève générale.

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