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Troisième mandat : un collectif d’artistes adhère au FNDC et sort le morceau ‘’akhadan firinma’’

Un groupe d’artistes constitué en collectif opposé à un 3è mandat pour le président Alpha Condé a adhéré au front national pour la défense de la constitution (FNDC), l’annonce a été faite par les artistes eux-mêmes, au cours d’une conférence de presse ce lundi au siège de la PCUD, à Kipé.

Ce collectif d’artistes dont la plupart sont des rappeurs, notamment Djani Alpha, Bill de Sam, Fadiji et Cie, a exprimé sa position face à un 3è mandat pour le président Alpha Condé et chanté un morceau intitulé « l’hymne de la démocratie ». Un morceau dans lequel, ils exigent à ce que le mandat du Président Condé se limite seulement à 2 mandats, comme le dit l’actuelle constitution guinéenne. Dans son allocution, le coordinateur national de FNDC, Abdouramane Sanoh de la PCUD a dit : « Nous sommes très honorés ce matin d’abord, d’avoir su que vous vous êtes mis en collectif contre un ultimatum. Et, qui par ironie ont bien voulu endosser l’image que certains ont voulu vous coller en vous présentant comme des petits drogués vous qui véhiculez la culture de ce pays, vous qui portez une bonne partie de notre civilisation et de l’éducation de notre société. Vous qui vous battez en tant que volontaires pour faire rayonner tout cela dans le monde entier. On n’a pas trouvé d’autres mots pour vous qualifier que de dire de petits drogués. Et, nous sommes très heureux aujourd’hui que vous ayez pris cela avec ironie et endossé dans le cas de ce combat très noble pour notre pays ».

Le collectif a sa place au sein du FNDC, poursuit-il. « Et nous sommes heureux de vous voir venir occuper, cette place depuis l’appel que nous avons lancé le 1er avril dernier. » Au nom du collectif, le rappeur Djani Alpha a précisé que leur combat est un combat pour la Guinée. « (..) Il s’agit de la Guinée. Les acquis de la Guinée nous avons trop blagué avec. A quoi ça sert d’avoir dit Non le 28 septembre si 60 ans plus tard, on doit encore tenir les mêmes débats. L’histoire retient que la vie est un combat, c’est une évolution. Soit tu évolues avec l’histoire, soit l’histoire évolue sans toi. Quand on parle de 3è mandat, on n’est pas en train de parler de la personne directe du professeur Alpha Condé. Il faut comprendre aujourd’hui, réviser cette constitution, garder Alpha Condé au pouvoir, ce serait garder tout un système au pouvoir. Il n’y aura pas de changement possible », avoue-t-il.


Par ailleurs de rappeler que si le 3è mandat passe avec Alpha Condé, la prochaine personne qui viendra fera exactement la même chose. « Il ne s’agit pas là d’un parti politique, il s’agit de changement. Nous sommes les artistes socialement engagés, ça veut dire que le bonheur de nos prochains nous inquiète », a-t-il insisté. Pour lui, » Pourquoi, ils n’ont pas révisé la constitution en 2010 et en 2015 ? C’est cette constitution qui les a portés au pouvoir. Pourquoi ils attendent à la fin de leur mandat ? Si la Constitution guinéenne n’est pas bien, on va parler de ça après 2020. »

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