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Ukraine : les nationalistes défilent contre la « capitulation » face à Moscou

Des milliers de nationalistes ukrainiens défilaient lundi à Kiev, accusant le président Zelensky de préparer une « capitulation » face aux séparatistes prorusses et Moscou dans le cadre du processus de paix.

Au moins 7.000 personnes, en majorité des nationalistes, vétérans de la guerre dans l’Est et membres d’organisations paramilitaires se sont rassemblés dans le centre de Kiev en début d’après-midi pour cette marche « contre la capitulation », selon une journaliste de l’AFP.

Les manifestants brandissaient des drapeaux ukrainiens et nationalistes, des banderoles et pancartes proclamant « A bas les traîtres », « Gloire à l’Ukraine », lançant des slogans contre la langue russe, très parlée en Ukraine, en particulier dans l’Est et le Sud du pays.

Le rassemblement est organisé à l’occasion du Jour du défenseur de l’Ukraine, jour férié marquant depuis 2015 la fondation de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), une organisation militaire controversée des années 1940 et 1950.

L’Ukraine est confrontée depuis 2014 à un conflit dans l’Est contre des séparatistes prorusses, soutenus par Moscou selon Kiev et les Occidentaux, qui a fait près de 13.000 morts.

Des accords de paix signés à Minsk en 2015 ont permis une réduction drastique des violences mais leur volet politique n’a jamais été appliqué.

Au point mort depuis des années, le processus de paix a connu ces derniers mois de timides avancées.

L’élection à la présidence en avril de Volodymyr Zelensky, un acteur novice en politique, a permis une reprise du dialogue avec la Russie, qui a débouché en septembre sur un important échange de prisonniers.

Les autorités de Kiev ont également validé un texte évoquant une autonomie accrue des régions rebelles, un sujet explosif en Ukraine et considéré comme une concession inacceptable par une partie de la population.

Accusé de « capitulation » par les nationalistes, le président ukrainien n’a eu cesse de se défendre en insistant que cette autonomie ne pourrait être que le résultat d’élections libres et une fois les rebelles désarmés.

Une première manifestation contre ce projet avait rassemblé au moins 10.000 personnes à Kiev début octobre.


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