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Un Cameroun nouveau prend forme, affirme Paul Biya

Le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, a invité mardi soir ses compatriotes à s’engager pour «un Cameroun nouveau qui prend forme».«Un Cameroun nouveau prend forme. Un Cameroun adapté au temps présent. Un Cameroun qui regarde vers l’avenir », a dit le président BiyaBiya dans son discours de nouvel an d’une vingtaine de minutes.

Il a rappelé que l’objectif majeur du gouvernement reste l’amélioration des conditions de vie et, à terme, l’éradication de la pauvreté. Il a appelé à des efforts supplémentaires pour rester sur la trajectoire du redressement économique durable.

«Notre croissance a repris, l’inflation est maîtrisée, les déficits budgétaires et extérieurs sont contenus, notre dette publique reste soutenable», a-t-il souligné, constant que la croissance avait repris, l’inflation maîtrisée, les déficits budgétaires et extérieurs contenus et la dette publique soutenable.

S’attardant davantage sur le conflit sécessionniste dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, considéré comme «l’un des problèmes les plus urgents», Paul Biya a regretté que l’activité criminelle des groupes armés continue de perturber la vie publique, économique et sociale dans ces zones alors que diverses mesures ont été prises, ces derniers mois, pour ramener à la raison des jeunes qui, pour la plupart, se sont laissé endoctriner.

«Pour ceux qui s’obstinent à demeurer dans la mauvaise voie et qui continuent à avoir recours à la violence, nous n’aurons pas d’autre choix que de les combattre pour protéger tous nos concitoyens. Nos forces de défense et de sécurité feront une fois de plus leur devoir avec mesure, mais sans faiblesse», a-t-il lancé, assurant par ailleurs l’armée de son total soutien et de sa haute considération.

Rappelant qu’un Grand dialogue national s’est tenu du 30 septembre au 4 octobre en vue de parvenir à une sortie de la crise séparatiste, le chef de l’État, après avoir rappelé les multiples mesures prises depuis lors, a condamné les actes d’«une minorité, au Cameroun comme dans la diaspora, (qui) paraît avoir oublié les règles qui gouvernent la vie démocratique».

Évoquant les élections municipales et législatives du 9 février prochain, le président de la République a annoncé que des dispositions sécuritaires ont été prises afin que, sur toute l’étendue du territoire, tous les citoyens puissent exercer leur droit de vote, ces moyens pouvant être «davantage renforcés» si cela s’avérait nécessaire.


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