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Un officiel sénégalais pour une meilleure surveillance du marché de la Cedeao

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Dans l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), toutes les parties concernées doivent travailler à l’amélioration de la surveillance du marché, a prôné, mardi à Dakar, Adama Baye Racine Ndiaye, Secrétaire général du ministère du Développement industriel et de la Petite et Moyenne industrie.« La mise en œuvre des règlements techniques au sein de la Cedeao incombe aux structures nationales en charge des contrôles officiels, à savoir les structures en charge du contrôle qualité des produits à l’importation, de la production locale et dans la chaîne de distribution des produits. Mais force est de reconnaître que la pratique actuelle de la surveillance du marché dans l’espace Cedeao a besoin d’être améliorée », a dit M. Ndiaye à l’ouverture d’un atelier de validation des projets de documents relatifs à la procédure d’harmonisation des règlements techniques de la CEDEAO.

Dans son discours dont APA a obtenu copie, M. Ndiaye a souligné que les organismes de surveillance du marché ne disposent pas d’un cadre d’échanges d’informations rapides entre eux pour le traitement des cas de non-conformité. « Il s’y ajoute, a-t-il indiqué, que les produits importés dans l’espace Cedeao sont testés à la fois par plusieurs organismes de surveillance du marché, sans aucune coordination ».

« Face à cette situation, le Conseil des ministres statutaire de juin 2017 a autorisé la création de l’agence de la qualité de la Cedeao (Ecowaq) dont l’une des missions est d’assurer la coordination et le secrétariat des différentes composantes de l’Infrastructure régionale qualité (Irq) au nombre desquelles un Comité communautaire de règlementation technique (Ecoreg) », a expliqué Adama Baye Racine Ndiaye, Secrétaire général du ministère du Développement industriel et de la Petite et Moyenne industrie.


Pour Mamadou Traoré, Commissaire de la Cedeao en charge de l’industrie et de la promotion du secteur privé, tenant compte de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), du Tarif extérieur commun (Tec) de la Cedeao ou encore des accords commerciaux en cours de négociation avec des partenaires clés comme l’Union européenne, il convient pour l’Afrique de l’ouest de disposer d’un mécanisme d’harmonisation et de règlementation technique consensuel.

« Ce mécanisme, a suggéré M. Traoré, doit être apte à permettre aux opérateurs économiques de la région de tirer le meilleur profit de toutes ces opportunités commerciales ».

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