Le journaliste Amadou Diouldé Diallo libéré

Le  journaliste et historien guinéen, Amadou Diouldé Diallo recouvre sa liberté après environ trois mois de détention à la Maison centrale de Conakry.

Le verdict dans le procès du journaliste et historien Amadou Diouldé Diallo vient de tomber. Il a été condamné au paiement d’une somme de cinq millions de francs guinéens et remis en liberté, ce mercredi 19 mai 2021.

Arrêté le 27 février 2021, détenu et jugé pour « outrage au chef de l’État », notre confrère vient d’être libéré par le tribunal de première Instance de Dixinn.

Plusieurs voix se sont élevées en Guinée et à l’étranger pour dénoncer son emprisonnement, en violation de la loi L002 portant liberté de la presse en Guinée. En effet, cette loi ne prévoit pas de peine privative de liberté pour les délits commis par voie de presse. Pourtant, les propos d’Amadou Diouldé qui sont incriminés ont été tenus dans une émission de radio.

 

L’AIPS réclame la libération d’Amadou Diouldé Diallo

Poursuivi pour “offense au chef de l’Etat”, le journaliste Amadou Diouldé Diouldé était à la barre le mardi 13 avril 2021.  Après les réquisitoires du procureur de la République et les plaidoiries des avocats de défense, le juge a renvoyé le dossier au 28 avril 2021 pour le délibéré. Le prévenu est donc retourné en prison. A travers un communiqué, l’Association Internationale de la presse Sportive (AIPS) dont il est lui-même membre réclame sa libération immédiate dans le respect de la L002.

Lire ci-dessous le communiqué : 

L’Association Internationale de la Presse Sportive (AIPS) s’inquiète et s’étonne du maintien en détention d’Amadou Djouldé Diallo, président de l’Association des journalistes sportifs de Guinée et vice-président de l’AIPS-Afrique. Elle réclame sa libération immédiate dans le respect de la loi sur la liberté de la presse en vigueur en Guinée.

Une simple amende correspondant à un délit de presse a été requise contre Amadou Djouldé Diallo le 13 avril dernier à Conakry lors de son procès dont la décision finale a été mise en délibéré au 28 avril prochain. Pourtant le procureur a refusé la remise en liberté provisoire du journaliste.

Amadou Djouldé Diallo est poursuivi pour « offense au Chef de l’État » après avoir dénoncé des violences ethniques au cours de l’émission d’une radio privée guinéenne au mois de février dernier.

En Guinée, la loi a aboli les peines privatives de liberté pour les délits de presse. L’AIPS réclame la stricte application de cette loi.

Le ministre Amara Somparé se prononce sur l’Affaire Amadou Diouldé Diallo

Le ministre de l’Information et de la Communication Amara Somparé s’est prononcé ce mercredi 14 avril 2021 sur la détention du journaliste Amadou Diouldé Diallo dans l’émission « Mirador » de FIM FM. Poursuivi pour « offense au chef de l’Etat », Amara Somparé regrette l’emprisonnement de cet homme de média dans notre pays où les délits de presse ont été dépénalisés.

« En tant que ministre de l’Information et de la Communication, je déplore et je l’ai toujours déploré l’incarcération des journalistes. Je souhaiterai qu’on puisse régler les différends avec les journalistes autrement que par le recours à l’incarcération ou à la privation de liberté. La loi sur la liberté de la presse est claire on ne peut pas condamner un journaliste en République de Guinée à une peine privative de liberté.

Dans le dossier Amadou Djouldé Diallo, il faut reconnaître aussi que les propos que le journaliste a tenu sont extrêmement graves. J’en ai même parlé avec le Directeur Afrique de RSF qui était à mon bureau la semaine dernière, qui a refusé de s’exprimer sur le fond de l’affaire. Il m’a dit franchement, ce qu’il a dit je ne veux pas commenter, parce qu’il est d’accord avec moi que le fond est inacceptable. Au Sénégal on enferme des journalistes et des chanteurs pour moins que ça. Ce que nous nous essayons de faire c’est de sensibiliser les acteurs publics et je continuerai encore à œuvrer dans ce sens pour que la HAC soit privilégiée dans le cadre d’arbitrage de ces types de conflits. Malheureusement ce n’est pas encore une réalité mais nous y travaillons », a indiqué Amara Somparé, ministre de l’Information et de la Communication.

Rappelons que Amadou Diouldé Diallo a été interpellé par les services de sécurité le 27 février 2021 après avoir participé à l’émission « Œil de lynx » de la radio Lynx FM.

Le procureur requiert le paiement d’une amende de 5 millions GNF contre le journaliste Amadou Diouldé Diallo

Poursuivi pour “offense au chef de l’Etat”, le journaliste Amadou Diouldé Diouldé pourrait être situé sur son sort ce mardi 13 avril 2021. Selon le procureur de Dixinn Sidy Souleymane Ndiaye Le journaliste et historien Amadou Diouldé Diallo doit être reconnu coupable d’offense au chef de l’État. 

Dans l’émission “Œil de Lynx”, Amadou Diouldé Diallo avait déclaré que le président Alpha Condé veut exterminer les Peuls.”. Des propos qu’il a reconnus à la barre.

Après les débats fond, le parquet requiert une amende de 5 millions de francs guinéens contre le journaliste sportif Amadou Diouldé Diallo.

Après les réquisitoires du procureur de la République et les plaidoiries des avocats de défense, le juge a renvoyé le dossier au 28 avril 2021 pour le délibéré.

Contrairement à la demande de la défense, le prévenu retourne en prison. Et d’ores et déjà, les avocats de ce côté se disent « très déçus » de la décision du tribunal.

L’AIPS et RSF réclament la libération du journaliste Amadou Diouldé Diallo

A travers une déclaration, l’Association Internationale de la Presse Sportif (AIPS) et l’ ONG Reporter sans frontière (RSF) réclament la libération immédiate du journaliste Amadou Diouldé Diallo, ainsi que le respect de la loi qui a mis fin aux peines privatives de liberté pour les délits de presse en Guinée. Le journaliste Amadou Diouldé Diallo est Détenu à la maison d’arrêt de Conakry il y a plus d’un mois, pour «offense» au Chef de l’État.

Ci-dessous l’intégralité de la déclaration :

Lausanne et Paris, le 8 avril 2021-L’Association Internationale de la Presse Sportive (AIPS) et l’ONG Reporters sans frontières (RSF) s’associent pour réclamer la libération immédiate du journaliste Amadou Djouldé Diallo, l’un des doyens de la presse guinéenne, détenu à Conakry. Elles réclament simplement le respect de la loi qui a mis fin aux peines privatives de liberté pour les délits de presse en Guinée.

Amadou Djouldé Diallo a été arrêté le 27 février dernier à Conakry. Il venait d’intervenir dans une émission journalistique diffusée sur une radio privée guinéenne au cours de laquelle il avait violemment critiqué l’action du Chef de l’Etat, Alpha Condé, récemment réélu président de la république de Guinée pour un troisième mandat. Inculpé le 1er mars pour «offense au Chef de l’Etat et diffamation», il a été placé sous mandat de dépôt. Son état de santé défaillant a nécessité son transfert de la maison centrale à l’hôpital Ignace Deen de Conakry.

Quelques jours avant l’arrestation de Amadou Diouldé Diallo, un autre journaliste de sport Ibrahima Sadio Bah a été condamné à six mois de prison ferme et à payer une amende de 500 000 francs guinéens (environ 40 euros) pour ‘’diffamation, injures publiques et dénonciation calomnieuse’’ à l’encontre du président de la Fédération guinéenne de football (FEGUIFOOT), Mamadou Antonio Souaré. Il a été condamné, le 4 février, pour un article sur le site Guinee7.com relatant des accusations de corruption d’un candidat malheureux contre le vainqueur de l’élection à la présidence de la FEGUIFOOT. Le procureur avait pourtant requis la relaxe du prévenu pour délit non constitué.

« Les détentions de journalistes, alors même que la loi ne le permet pas, restent trop fréquentes en Guinée, déplore le secrétaire général de RSF Christophe Deloire. Celles-ci revêtent également un caractère inédit par leur durée. Nous demandons la libération sans condition de ces journalistes dans le respect des textes applicables. »

Historien et Journaliste, Amadou Djouldé Diallo est le président de l’association guinéenne de la presse sportive et le vice-président de la section Afrique de l’AIPS qui regroupe 166 associations nationales de journalistes de sport des cinq continents.

“L’AIPS défend partout dans le monde le libre accès aux événements sportifs et la liberté d’expression pour tous les journalistes” déclare Gianni Merlo le president de l’AIPS. “Nous sommes choqués dès lors qu’un de nos membres -c’est le cas des deux journalists guinéens incriminés-  est détenu pour des propos tenus dans l’exercice de sa profession même si, en ce qui concerne M.Diallo, ce ne fut pas dans le cadre d’un reportage de sport. Nous demandons également la libération sans conditions de nos collègues dans le respect des textes applicables”.

L’AIPS et RSF constatent que la détention provisoire d’Amadou Djouldé Diallo est en opposition avec la constitution de la République de Guinée dont l’Article 10 stipule que «Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression». La loi L002 portant sur la liberté de la presse a dépénalisé les délits de presse en Guinée. L’objectif de cette loi est d’éviter qu’un citoyen ne soit arrêté et mis en prison pour des délits commis par voie de presse.

Amadou Djouldé Diallo a été arrêté le 27 février sans convocation préalable. Toutes les démarches de ses avocats pour obtenir sa libération afin qu’il puisse préparer librement sa défense sont restées vaines. Sa famille s’inquiète pour son état de santé. Une première lettre de l’AIPS adressée au président de la République de Guinée, Monsieur Alpha Condé, pour demander la remise en liberté de Monsieur Diallo est restée sans réponse.

AIPS

President

Secrétaire général de Reporters Sans Frontières

Gianni

Merlo

La marche de soutien au journaliste Amadou Diouldé Diallo interdite par les autorités de Kaloum

Annoncée pour ce Mercredi 31 Mars 2021 dans la commune de Kaloum à Conakry, la marche pacifique appelée par le Collectif de Soutien à Amadou Diouldé Diallo a été interdite par les autorités communales.

Voici la copie de la décision de la Mairie  Kaloum :

Un collectif de journalistes annonce une marche pour exiger la libération de Amadou Diouldé Diallo

Un collectif de journalistes va tenir une marche, mercredi 31 mars 2021, pour exiger la libération du journaliste, Amadou Diouldé Diallo, détenu depuis le 27 février et inculpé par le parquet de Dixinn pour « offense au chef de l’Etat ».

« Le Collectif décide d’organiser une marche pacifique ce mercredi 31 mars 2021, pour dénoncer la détention préventive de notre confrère depuis un mois à la Maison centrale de Conakry », a annoncé le collectif, lundi 29 mars 2021, lors d’une conférence.

« Une lettre d’information a été déposée à la mairie de Kaloum le vendredi 26 mars 2021 ».

La marche  partira de la Bourse du travail, en passant par le Musée Sandervalia- Mosquée sénégalaise-Carrefour Banque centrale, pour finir devant le ministère de la Justice.

Les journalistes qui soutiennent la libération de Amadou Diouldé estiment que le journaliste devait être poursuivi sur les bases de la Loi L002 sur la liberté de la presse en Guinée. Celle-ci dépénalise les délits de presse dans le pays.

Me Thierno Souleymane Baldé a rappelé dans le soutien l’objectif ce n’est de défendre l’impunité, mais le respect de la loi L002.

 

Reporters sans frontières demande la libération du journaliste Amadou Diouldé Diallo

Inculpé pour “offense au chef de l’Etat”, un journaliste de la Radio télévision guinéenne (RTG) est emprisonné depuis plus de deux semaines alors que la Guinée a dépénalisé les délits de presse.

Reporters sans frontières (RSF) demande sa libération immédiate et sans condition et exhorte les autorités à mettre fin aux emprisonnements arbitraires de journalistes.

Le journaliste sportif de la RTGAmadou Diouldé Diallo, reste en prison. La Cour d’appel de Conakry a refusé le 10 mars dernier sa demande de libération conditionnelle. Interpellé sans convocation préalable, le samedi 27 février, à la suite de son passage dans l’émission “L’œil du Lynx’’ de la radio privée Lynx FM où il s’était exprimé sur le président Alpha Condé et les violences ethniques dans le pays, le journaliste qui est détenu depuis le 1er mars, est inculpé pour “offense au chef de l’Etat”. En mauvaise santé, il a dû être évacué le lendemain de son incarcération dans un hôpital de Conakry.

Contactés par RSF, deux de ses avocats, Alseny Aïssata Diallo et Mohamed Traoré, ont dénoncé une violation de la loi sur les médias, insistant sur le fait que les délits de presse sont dépénalisés dans le pays et ne doivent ainsi pas donner lieu à un emprisonnement. Il ont également annoncé avoir introduit une nouvelle demande de mise en liberté, qui est en cours d’examen.

Rien ne peut justifier le maintien en détention de ce journaliste, dont nous demandons la libération immédiate et sans condition, déclare le directeur du bureau Afrique de l’Ouest de RSF, Assane Diagne. Les délits de presse étant dépénalisés depuis 2010, l’incarcération de Amadou Diouldé Diallo est illégale et témoigne de la volonté des autorités guinéennes de censurer les voix discordantes. Nous les exhortons à se conformer au respect des dispositions de la loi sur les médias et à libérer ce journaliste qui est actuellement en mauvaise santé.”

En Guinée, les journalistes sont régulièrement arrêtés ou gardés à vue en raison de leur travail. Le mois dernier, le journaliste sportif Ibrahima Sadio Bah a été condamné à six mois de prison ferme et à payer une amende de 500 000 francs guinéens (environ 40 euros) pour ‘’diffamation, injures publiques et dénonciation calomnieuse’’ à l’encontre du président de la Fédération guinéenne de football (FEGUIFOOT), Mamadou Antonio Souaré.

En janvier dernier, la condamnation sur la base du code pénal de trois journalistes de la radio Nostalgie, avait suscité de vives réactions poussant le ministre de la Justice à instruire le parquet de faire une déclaration d’appel contre la décision.

L’AIPS appelle à la libération du journaliste Amadou Diouldé Diallo

Interpellé le samedi 27 février 2021, le journaliste Amadou Diouldé Diallo est placé en garde à vue dans les locaux de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ). L’Association Internationale de la Presse Sportive (AIPS) appelle « l’autorité politique guinéenne à libérer le journaliste Amadou Diouldé Diallo avec effet immédiat et sans aucune condition ».

Ci-dessous l’intégralité du communiqué :

LAGOS, Nigeria, 28 février 2021/ — Alors que nous attendons en vain les détails de sa détention par l’agence de sécurité guinéenne, toute la famille de la presse sportive en Afrique veut appeler l’autorité politique guinéenne à libérer Diouldé Diallo avec effet immédiat et sans aucune condition.

Son incarcération continue pendant plus d’une semaine est condamnable, intolérable et constitue définitivement une violation flagrante de ses droits fondamentaux, car il n’a été ni traduit en justice ni inculpé d’aucune infraction.

L’Union des journalistes sportifs en Afrique (http://aipsafrica.com) pense que le maintien en détention de Diouldé est également un tentative délibérée de censurer et de bâillonner la presse en Guinée ainsi que de réprimer l’indépendance et la liberté des journalistes en exercice dans le pays.

Nous recherchons le soutien de tous ceux qui se soucient de l’héritage de liberté dont la Guinée s’impose comme une référence d’appeler les dirigeants guinéens à inciter à la libération de Diouldé aujourd’hui.

En tant que journaliste expérimenté et de haut niveau en Afrique, Diouldé a le droit d’exprimer ses opinions et le droit d’exercer sa liberté de mouvement sans laisser ni entrave.

L’agence de sécurité guinéenne devrait le libérer maintenant.

Mitchell Obi
Président AIPS Africa – Association Internationale de la Presse Sportive